2019-01-22 : URIAH HEEP / ELIAS DRIS

 

Malgré la neige, beaucoup de fourmis ont fait le déplacement à la Cigale, ce Mardi 22 Janvier 2019, pour « Uriah Heep ».
Il y a-t-il eu une erreur de casting pour la 1ere partie, c’est la question que l’on peux se poser.  Puisque c’est un très jeune artiste français au look très androgyne ‘Elias Dris’ qui est en charge en duo/tandem avec un guitariste orné d’un chapeau toujours assis sur sa chaise avec souvent l’air de s’emmerder (aucune communication avec le public), d’ouvrir pour la bande à ‘Mick Box’… 
Comme personne ne connait ‘Elias Dris’, je vais faire une comparaison, c’est un peu comme Carlita (enfin Carla Bruni), un filet de voix, une main qui grattouille sa 6 cordes, des textes mélancoliques, et une rythmique très proche de l’électroencéphalogramme plat, c’est toujours pareil, sa musique ne décolle pas, les refrains sont au même niveau que les couplets… soit disant qu’il navigue dans un univers Folk / Rock avec pour référence musicale & inspiration -entre autres- ‘David Bowie’, ‘Neil Young’ je reste très perplexe & dubitatif.  Personnellement nous n’avons pas ressenti cela, pour reprendre l’expression d’une amie c’était de la « musique de chambre ».
 Bref ‘Elias Dris’ pour s’endormir ou déprimer pendant 30 minutes c’est idéal. A noter que l’artiste sortira un nouvel album « Beatnik or not to be » le 1er Mars 2019.  Nous n’avons malheureusement pas eu la setlist de sa prestation à la cigale, il a du piocher 5-6 titres dans son 1er album « Gold in the Ashes »
 
Il est maintenant l’heure de passer aux choses sérieuses : ‘Uriah Heep’, groupe londonien qui a vu le jour en 1969. Du line-up original il ne reste que le guitariste ‘Mick Box’qui à gardé une très grande forme malgré ses 71 ans avec ses lunettes noires rectangulaires, il avait un petit coté de notre ‘Michel Polnareff’ national, mais ‘Bernie Shaw’ au chant & ‘Phil Lanzon’ au clavier sont quand même présent depuis 1987, le batteur ‘Russell Gilbrook’ est arrivé bien plus tard vers 2008, et leur nouveau bassiste ‘Davey Rimmer’ en 2014.
‘Uriah Heep’  sont parmi les derniers dinosaure du Rock, presque 50 ans de carrière, 25 albums au compteur, dont le dernier ‘Living The Dream’ sorti l’an dernier en 2018, et ce soir ils vont nous présenter pas moins de 6 titres de leur dernier album : Grazed by heaven, Living the dream, Take away my soul, Knocking at my door, Water flowin’, Rock in the road.
C’est sur ‘Grazed by heaven’ que le concert démarre, pour un 1er titre, ils ont décidés de frapper un grand coup visuellement parlant, les lights sont très belles, des jets de fumée verticaux retro-éclairé du plus bel effet,  et pour une fois le son est excellent, bravo à l’ingé son, malgré la double grosse caisse de Russell (c’est qu’il cogne dur), on entends parfaitement les nappes de synthés de Phil. Chaque instrument est parfaitement audible, les lights sont gérés intelligemment, ainsi quand Phil au clavier se lance dans un passage au synthé, les puits de lumières s’orientent dans sa direction, pour bien le mettre en valeur, d’autant plus que la claviériste est sur une estrade, dont la façade est un panneau lumineux à Led, super effet.
Dès la 2eme chanson ‘Return to fantasy’ ils nous offrent un retour en 1975, et cette transition fonctionne à merveille, le son des années 70 étant quand même différent des productions modernes, ainsi pendant toute la 1ere moitié du concert ils vont alterner les nouvelles chansons, avec leur vieux répertoires, sitôt ‘Return to fantasy’ on reviens en 2018 avec ‘Living the dream’, pour après repartir en 82 du temps de l’album ‘Abominog’ et son titre ‘Too scared to run’… pour revenir après en 2018 avec ‘Take away my soul’,  ces étranges flashbacks, alternance c’est original et plaisant. Surtout que sur scène, les zikos ne se ménagent pas. Vocalement parlant Bernie est toujours au top, communique énormément avec l’auditoire, et occupe très bien la scène, l’arpentant en long en large et de travers, quand il ne s’éclipse pas, pour ne pas voler la vedette à Mick & Davey.  Bien que Davey soit le pti dernier de la bande, il a une grande complicité avec Mick Box. A noter que la basse de Davey comportait des repères à base de Led bleus, qu’il activait de temps en temps, pour rajouter encore un effet visuel scénique.
 Bien souvent Mick parodiait avec sa main les nappes de Phil il s’amusera tout le long du concert, à jouer les chefs d’orchestre , c’était assez amusant à observer.  Phil est également quelqu’un de très gestuel, et un peu comme un prêtre, ou un curé sur son autel, amusera  l’assistance en orchestrant ses propres nappes, comme s’il dictait une messe.
Bien entendus un concert de ‘Uriah Heep’ sans leur premier tube ‘Gypsy’ en 70… serait comme un concert d’AC/DC sans ‘Highway to hell’ et l’on va rester dans la même époque avec  ‘look at yourself’  et le légendaire ‘July morning’  qui n’a pas pris une ride.  Pour le dernier titres avant les rappels Mick sortira sa guitare acoustique pour ‘Lady in black’, c’est dans les vieux chaudrons que l’on fait les meilleures soupes.  C’est pourquoi pour les rappels ils resteront encore dans les années 72 avec : Sunrise et Easy Livin’.  Ainsi la 2eme partie du concert commence à partir de Gypsy : 100% retour dans les années 70, pour le plus grand bonheur de la Cigale, qui faisait bien vibrer le parquet, et qui n’avait visiblement pas besoin de prompteur, pour reprendre les paroles. Une très belle soirée, un très beau concert, vivement leur retour sur Paris.

Des remerciements à HIM Média qui nous a permis de profiter de cette soirée.

 

ELIAS DRIS

 

URIAH HEEP