UNITED GUITARS

LUDOVIC EGRAZ nous parle de cet album et de sa mise en oeuvre :

01 / Bonjour Ludovic, peux-tu te présenter ?


Je suis guitariste et fanatique de guitare électrique. Cette passion m’a amené jouer des groupes, notamment Tomfool avec lequel j’ai réalisé plusieurs albums, et à devenir journaliste pour la presse spécialisée guitare. J’ai notamment travaillé pour les magazines Guitare et Claviers, Guitare & Basse et actuellement Guitare Xtreme Magazine. Parallèlement, j’ai toujours enseigné la guitare et joué dans des formations à tendance rock (actuellement un tribute band Black Sabbath qui s’appelle The Paranoids).

02 / Quel est ton parcours musical tant dans la formation que dans la pratique en groupe ?


À la base je viens du classique. J’ai commencé le violoncelle dans ma petite enfance, et j’ai fait le conservatoire. À l’âge de neuf ans, j’ai reçu l’album « Highway to Hell » d’AC/DC en cadeau à Noël, et ma vie a complètement basculé. Le son de la guitare dans cet album m’a complètement bouleversé. Aussitôt, je n’ai pensé qu’à une chose : posséder une guitare électrique et jouer avec un groupe. Après le lycée, j’ai suivi les cours de l’American School of Modern Music pour me professionnaliser.

03 / Maintenant que l’album est produit, quel est ton ressenti ? Ton retour d’expérience ?


Je suis hyper satisfait du résultat. Je ne pensais que l’on réussirait aussi loin dans l’aboutissement des compositions ni à coucher sur la bande d’aussi bonnes performances. Les quinze morceaux sont nés durant l’été 2019 et enregistrés en seulement 4 jours début septembre. Je suis fier !

04 / Tu as été aux commandes dans de nombreux domaines, es-tu prêt à renouveler cet exercice ?


Oui c’est d’ores et déjà prévu. Il y a aura une suite à cet album. Avec ma compagne productrice Olivia Rivasseau (Mistiroux Productions) qui a rendu possible ce projet, nous sommes impatients de remettre le couvert.

05 / Comment as-tu réussi à convaincre tous ces guitaristes ?


La plupart ont été enthousiastes dès le départ. Il ne se passe pas tant de choses que ça dans le monde de la guitare en France, et à ma connaissance, il n’y a jamais eu d’album collaboratif de cette nature en France. Je pense que tout le monde était bien conscient de prendre part à un projet tout à fait unique et excitant. Bien sûr, pour chacun d’entre nous, United Guitars représente une tribune, une belle mise en avant et une valorisation de leur talent.

06 / Les enregistrements ont-ils eu lieu de manière isolée ou dans un studio commun ?


Nous nous sommes tous retrouvés au Studio 180 de Paris début septembre durant quatre jours, à l’exception de Gus G. qui était en Grèce, de Rick Graham qui travaillait à New York à ce moment-là, et de Fred Chapellier qui était très malade. Ils ont fait leurs prises de leur côté. Pour les autres, tout a été fait dans le même studio avec Morgan Berthet (Kadinja) et Yann Coste (Fill Monkeys) à la batterie et François-Charles Delacoudre (Laura Cox Band) à la basse.

07 / Certains sont venus avec leur morceau, as-tu du matériel pour un second volume ?


Non pour l’instant il n’y pas de morceau en réserve. Comme pour le premier, tout sera composé le moment venu pour que la musique soit fraîche et surprenante.

08 / Les musiciens sont ils dès à présent identifier pour d’autres ouvrages ?


Nous pensons conserver un tiers des musiciens présents sur le premier, et présenter de nombreux nouveaux talents. Nous avons déjà pas mal d’idées.

09 / Le suivant viendra-t-il rapidement ?


Si tout va bien, ce sera pour 2020.

10 / Ludovic, je te laisse libre de conclure


Pour conclure, je dirais que United Guitars est une aventure musicale, mais aussi un acte « militant » pour défendre notre instrument qui est au cœur des musiques avec lesquelles nous avons grandi et qui est de plus délaissé par les nouvelles générations. Nous espérons qu’en écoutant ce premier volume, il ressentiront de bons rush d’adrénaline et que cela leur donnera à leur tour une furieuse envie de riffer et d’envoyer de bons solos.