STEVEN WILSON – Home Invasion, In concert at the Royal Albert Hall

Rock – Grande Bretagne (Replica Promotion)

 

Lundi 1er Octobre, c’est dans les très chics quartiers de Paris, que j’avais rendez-vous, à une 50taines de mètres de l’Arc de Triomphe au « Club de l’Etoile » pour rencontrer l’ancien chanteur du groupe britannique « Porcupine Tree » : Mr Steven Wilson.
En effet, ‘Eagle Vision’ organisait une projection privée pour les médias, ainsi que quelques fans invités par OUI FM & certainement Rock-Hard, de son prochain CD/DVD/Blu-Ray « Home Invasion, In concert at the Royal Albert Hall » (date de sortie : 2 Novembre 2018). Ce concert a été enregistré à partir des 3 soirées londoniennes (27-28-29 Mars 2018).

Le « Club de L’Etoile » est un luxueux cinéma de quartier, composé d’une salle pouvant accueillir une 100taine de spectateurs (ou les gagnants des différents concours seront installés), ainsi que d’un balcon d’une 30taines de sièges, bien entendu privatisé pour l’occasion et uniquement accessible pour la presse, les exécutifs de chez ‘Eagle Vision’ et bien sur Mr Steven Wilson.

Vers 18h30, c’est avec des coupes de champagnes que nous sommes accueillis, et des buckets de pop-corn à libre disposition également.

Steven Wilson au premier abord peux paraitre quelqu’un de très timide, mais dès que l’on l’aborde en parlant d’instruments de musique, il ne s’arrête plus, quand je lui ai parlé de sa collaboration avec
Babicz pour sa Guitare Steven Wilson Signature, il est parti dans une longue tirade sur les guitares, les PRS, Hughes & Kettner, très intéressant de pouvoir discuter en toute simplicité avec cet artiste.
Ce soir nous aurons droit à une version éditée du concert (90mn) au lieu de 2h40.

A 20 heures, avant la projection, Steven Wilson sera interviewé pendant 10 minutes par un journaliste de Rock-Hard, ou il expliquera qu’il n’aime pas trop les ‘étiquettes musicales’, il considère qu’il ne rentre pas dans la catégorie « rock progressif », et surtout que ses fans risquent d’être surpris par son prochain CD, car il souhaite expérimenter, explorer de nouveaux horizons musicaux, pour rester avant-gardiste.

Le concert démarre par une intro, sous forme de diaporama d’images commentées par un adjectif, et au fur à mesure les musiciens vont se mettre en place pour démarrer gentiment sur ‘Nowhere Now », et tout d’un coup, c’est une véritable explosion de couleurs, de lights, le concert prends instantanément une autre dimension, le son est carrément démentiel (mixé par Steven Wilson en personne, spécialiste du
Surround 5.1) on se retrouve littéralement plongé dans le Royal Albert Hall au 1er rang, avec des effets spéciaux bluffants, comme par exemple un rideau semi-transparent qui s’intercalera parfois entre les
artistes et le public, pour projeter des animations, images, donnant une impression d’hologrammes.
Contrairement à son concert à l’Olympia, sur « Pariah », « Ancestral »… la chanteuse pop-rock israélienne « Ninet Tayeb » était à ses cotés sur scène, sa voix est tout simplement envoutante, on en frisonne de plaisir, leur duo est majestueux.

N’ayant pas été présent à l’Olympia, je ne sais si les danseuses indiennes étaient présentes sur la scène parisienne, mais au « Royal Albert Hall », les danseuses ‘made in Bollywood’ font leur apparition en
chair & en os, sur « Permanating », titre très controversé par certains fans, du fait de son coté très pop, mais comme aime le rappeler Steve Wilson, Pop viens de musique Populaire comme l’ont fait « The
Beatles », et qu’il n’y a pas de honte d’écouter ce style de musique, et que l’on peux très bien faire la fête avec de la musique Pop.
Le montage du concert est très intéressant, car il alterne de très nombreuses prises de vues de la scène (il devait y en avoir des cameras dans la salle), l’alternance des plans est parfois synchro avec le
rythme de la musique, même si parfois on frise la crise d’épilepsie, suivant les chansons, on va vivre les chansons différemment, parfois on aura en plein-écrans ce qui était projeté en arrière plan dans la
salle, parfois ca sera effets kaléidoscopiques à gogo à partir de plan sur les musiciens, ou incrustations de motifs au 1er plan avec la scène en background, on ne peux rester indifférent devant l’originalité du montage de son concert. C’est une expérience à vivre, ou à revivre.

Même le titre « Even Less » reste une expérience, puisque Steven explique en arrivant sur scène avec à la main que son petit combo « Hughes & Kettner » (à lampes) que c’est suffisant pour sonoriser le Royal Albert Hall, et donc sur ce titre, uniquement sa voix est repiquée sur le circuit général, et il a simplement utilisé un micro d’ambiance pour capter le son de sa guitare pour le DVD/Blu-Ray… donc oui la guitare est un poil en retrait par rapport à sa voix.
Et c’est finalement sur le très mélancolique « The Raven That Refused To Sing » que le l’artiste tirera sa révérence.
Si vous voulez vous faire plaisir avant Noël, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Merci à Olivier Garnier de chez Replica pour l’invitation.