2018-05-23 : SKID ROW / DIRTY THRILLS

Une nouvelle soirée revenant vers le hard rock US des 80’s. Faute aux grèves, la salle n’affiche pas complet mais elle pourtant bien garnie. Certes nous n’aurons pas le droit au retour tant attendu de Skid Row version avec Sebastian Bach, le nouveau vocaliste depuis l’année dernière est Zachary Paul « ZP » Theart, premier chanteur de Dragonforce.

Les londoniens de Dirty Thrills ouvre la soirée, et se font découvrir par un nombreux spectateurs. Cette présentation est vite captivante tant le rock hard bluesy et déjanté du groupe sait mettre le feu par la musique, par l’attitude scénique. Le quartuette envoie une atmosphère détonante aux sonorités proche de Led Zeppelin et formations hard de cette mouvance. Il y a du métier et de la préparation, les musiciens livrent un set hyper énergique sans retenues, sans fioritures, doté d’une certaine maitrise. Le show de courte durée passe à la vitesse grand V, on appréciera la cover de Foxy Lady (Jimi Hendrix). Un groupe méconnu sur notre territoire qui demande d’être regardé de plus prêt.

Les américains ont déjà mis le public dans leurs poches avant les premières notes, l’empreinte scande Skid Row, Skid Row durant les Ramones et cela ne va pas se finir ainsi. Pourtant les premières lignes vocales restent silencieuses, un petit souci vite remédié. Le reste va être à la hauteur des attentes de chacun. Reprenant globalement les deux premiers albums de la formation, « Skid Row » et « Slave to the Grind » les musiciens misent sur des valeurs sures. Le public est à la fête et surtout navigue en terre connue. Le principe est salutaire pour tous, de plus la discographie de Skid Row réside dans ces deux opus, le reste n’a pas eu l’impact espéré. Sans prétention, sans économie, mais avec beaucoup de fun et de communion avec la foule présente, les musiciens assurent un set dynamique, redoutable et captivant. Ils ne viennent pas de la dernière vague musicale et savent attirer et passionner avec les armes en leur possession, avec la sympathie qui leur est propre. Les quinze titres sont repris avec la salle, les musiciens s’amusent avec le public, Snake Sabo laisse un spectateur abusé de son vibrato lors d’un solo, et en rigole lui même. Vous en conviendrez, la soirée est à la liesse. Comme souvent et on en prend l’habitude, pour moins de 20 euro, l’empreinte a de nouveau permis d’assister à de nombreux fans de rock et metal à une belle affiche.

Une soirée organisée par K Productions et l’Empreinte.

 

DIRTY THRILLS

 

SKID ROW