SHIJIN – Shijin

Jazz – France (Alter-Nativ)

Shijin est la réunion de musiciens de qualité, d’expériences, à savoir : Jacques Schwarz-Bart (saxophone), Stéphane Galland ( batterie), Malcolm Braff (piano, claviers) et Laurent David (basse), maitrisant leur instrument respectif mais aussi le domaine de la composition. Se distinguant par deux grandes notionsmusicales évidentes, la formation propose un voyage dans un univers jazz plus académique et une ambiance plus contemporaine allant vers des teintes extérieures de ce courant. Des titres comme « The Bait« , « Anemoi » ou « Smells Funny » avancent dans des nuances apaisantes et chaleureuses, ils emmènent l’auditeur dans une atmosphère cosy, dans un club jazz aux fauteuils feutrés et confortables. Les instruments s’expriment dans une osmose parfaite puis tour à tour de manière solitaire, sans prendre une place inappropriée à cette homogénéité d’ensemble. Plus déluré, plus expérimental, « New Neighborhood » est construit autour d’une invitation à la découverte, entrant de manière intimiste, le morceau s’enflamme et s’embrase pour revenir vers ses premières intentions, garantissant une certaine assurance, la maitrise des repères établis. Moins radicaux, des morceaux tels que « Afro Bear » et « Blitzt’s z Züri » tiennent un mouvement groovy, festif. La dynamique installée nous conduit vers des teintes contemporaines, fusionnelles ayant des essences ramenant à notre mémoire des inspirations de Sixun.

De cette collection de huit compositions, on apprécie les dérives des instruments comme ces distorsions, compressions de basse ou d’orgue, ces passages aux tonalités rock progressif, ces arrangements sonnant de manière cubaine, antillaise ou pouvant sembler proche du charleston.

Il n’y a pas de limites, « Shijin » ne cherche pas à sa classer dans un registre particulier, hormis celui de la musique. Un album constitué de musique excellente et géniale…

Titres :

01. Smells Funny – 02. Anemoi – 03. Afro Bear – 04. New Neighborhood – 05. The Bait – 06. Blitzt’s z Züri – 07. Discomania – 08. The Edgewater Hotel