REDEMPTION

Découvrons cette histoire de famille :

01 – Quelles ont été les motivations ayant entrainées la création du groupe ?

Mat : Notre père a toujours été musicien et du coup il y a toujours eu un tas de guitares, de basses, d’amplis à la maison. Je crois que j’ai toujours eu envie d’avoir un groupe et de faire des concerts. J’ai commencé la guitare vers 6 ou 7 ans. Rod a aussi fait de la guitare vers le même age. Un jour chez un copain de mes parents il a vu une batterie électronique. Il a complètement flashé. Le pote nous a prété la batterie électronique. Le jour même Rod et moi on jouait ensemble et on faisait nos premiers morceaux. On était à fond. On a commencé comme ça. On a ensuite joué avec un de nos copains qui s’était mis à la basse. Quelques mois plus tard il a arrêté. Nous avons alors demandé à notre père, JS, de le remplacer le temps de trouver un nouveau bassiste. Et en fait on était super bien ensemble tout de suite et on n’a pas cherché d’autre bassiste.

02 – Quel parcours musical ou quelles éducations ont été nécessaires ?

Mat : J’ai pris quelques cours quand j’avais 8 ans, mais je n’ai pas supporté… vraiment pas… J’ai appris en regardant et en écoutant Kerry King, Randy Roads, Tommy Iommi, Pete Townshend, Mick Mars etc… en vidéo et sur disque et avec un petit coup de main de notre père de temps en temps. Je suis vraiment autodidacte. Je ne sais même pas le nom des cordes et je m’en fous pas mal J. J’ai appris en jouant.

Rod : J’ai pris des cours de batterie à l’école de musique avec un prof super gentil, mais qui ne boostait pas vraiment. Un jour un copain de papa qui est un très grand batteur a décidé de me prendre en main et je crois que j’ai eu un déclic à ce moment là. Il me donne toujours des cours quand il n’est pas en tournée.

03 – L’approche des instruments est elle arrivée en toute simplicité ? Était-elle liée à la mise en œuvre du trio ?

Mat : Tout s’est mis en place tout seul comme je l’ai dit un peu plus haut. Rod et moi nous voulions juste faire un groupe ensemble à tout prix. Il aurait été assez évident que nous jouions tous les deux de la guitare… Par chance il a préféré la batterie. On a donc pu se projeter dans notre propre groupe sans rencontrer de difficultés de line up.

04 – Est ce facile de motiver les troupes, de travailler dans cette relation ?

JS : Nous avons tous les trois conscience de la chance incroyable que nous avons. De plus on s’adore. Ce qui nous lie avant tout c’est l’amour que nous avons les uns pour les autres. La musique ensemble ça nous rapproche encore plus. Mon épouse (leur maman) est toujours avec nous à tous nos concerts. Il n’est absolument pas possible qu’elle ne partage pas notre relation. On fonctionne vraiment comme un clan. Si un d’entre nous ne prenait pas son pied dans Redemption, je crois qu’on ne pourrait même pas jouer 20 minutes ensemble. Chez nous la communication est absolument sans filtres. Il n’y a ni malentendus, ni « non dits ». Je pense que c’est une des grandes forces de Redemption.

05 – Chacun apporte-t-il sa contribution lors de l’écriture des morceaux ?

Mat : Oui complètement ! On compose tout à 3. C’est peut-être une des raison pour lesquelles nous composons lentement. Chaque note, chaque riff, est discuté, pesé, testé. Nous n’hésitons jamais à déconstruire entièrement un morceau que nous ne trouvons pas abouti, même si il est terminé. Des fois c’est Rod qui a des idées de riff, des fois c’est notre papa, souvent c’est moi… chacun apporte sa pierre à l’édifice. Nous n’avons pas de méthode. Il faut juste qu’à la fin ça sonne, qu’il y ait un bon refrain et un bon riff de guitare. On essaie de se mettre à la place du public et on se demande si on aimerait ce qu’on est en train de jouer. On est avant tout des fans de rock et de gros riffs.

06 – Les moments « off » existent-ils ? Des instants sans metal, sans propos liés au groupe ?

Rod : C’est très, très rare. Nous aimons tellement ce que nous faisons ensemble…. Bien sur il y a l’école, les devoirs, les copains. Mais quand on est tous les trois on ne pense qu’à aller répéter, du prochain concert , du précédent ou on parle de nos projets.

Mat : Redemption c’est notre famille. C’est difficile de dissocier le groupe de notre quotidien. Et on n’en a pas vraiment envie…

07 – Cette expérience grandissante, est-elle vertigineuse ?

Mat : C’est vrai que les événements se sont succèdés assez rapidement pour Redemption. Nous gardons cependant les pieds bien vissés sur scène. Tu ne peux pas avoir la grosse tête ou partir de travers quand tu joues avec mon père et mon frère. Nous travaillons beaucoup et préparons chaque concert très minutieusement. Nous essayons toujours de donner au public le meilleur de nous. Nous avons la chance de faire une musique qui plait aux gens. Encore une fois nous considérons ce qui nous arrive comme une grande chance. Nous parlons beaucoup entre nous de ce chemin rapidement parcouru mais nous travaillons pour que le meilleur soit encore à venir. Nous sommes un petit groupe parmi tellement d’autres. Nous avons la chance de cottoyer des groupes qui ont beaucoup plus d’expérience que nous. Nous apprenons aussi beaucoup à leur contact, la plupart sont d’une gentillesse et d’un humlilité incroyable.

JS : Je crois que le fait de jouer en famille permet de nous protéger les uns les autres et de garder la tête froide. Notre objectif avant tout c’est de faire de la musique ensemble et d’aller le plus loin possible avec Redemption. La plupart des groupes avec qui nous jouons ont des carrières tellement impressionantes et sont tellement accessibles et sympa avec nous… ça force le respect.

08 – L’idée d’un quatuor avec maman n’était pas envisageable ? Redemption doit rester un univers de garçon ?

Rod : C’est drole nous en avons parlé il y a quelques jours… On disait à maman que si elle voulait être chanteuse par exemple elle aurait déjà un groupe.

Mat : Redemption n’est pas réservé aux garçons, mais le groupe s’est formé naturellement comme ça. Maman a fait un peu de batterie, mais je crois qu’elle ne se vérait pas sur scène. En même temps elle fait vraiment partie du groupe. Tu ne la verras pas sur scène mais une grande partie d’un concert et de la vie d’un groupe se passe derrière la scène.

JS : Sans elle ce serait très compliqué. Elle gère une grande partie de notre confort et de la relation avec les organisateurs. Sans parler du merch et de toutes ces petites choses qui prennent du temps et demandent de l’attention.

09 Comment envisagez-vous la suite ? Des morceaux sont ils déjà conçus ?

Mat : Entre deux concerts nous composons pour notre prochain EP qui sortira courant 2020. Nous avons composé plusieurs nouveaux morceaux que nous faisons encore un peu murir avant de les tester sur scène.

JS : Angel notre premier EP studio est sorti fin juin. Nous avons envie de le promouvoir et de le défendre sur scène pendant encore un moment. Comme tu as du le comprendre nous n’avons pas vraiment de plan de carrière et nous essayons d’avancer à notre rythme le plus possible. Nous avenir immédiat c’est la scène avant tout. Nous ne cherchons pas activement de label. Je crois aux rencontres.

10 – Quels sont vos projets live à venir ?

Mat : Cet été nous avons joué pour la première fois dans des festivals généralistes (Art Sonic et Cabaret Vert) aux cotés d’artistes très différents de nous, devant un public pas spécialement Rock. Nous nous demandions vraiment comment le public allait nous accueillir. Je dois dire que nous avons été très agréablement surpris. Nous nous sommes aperçu que notre musique peut dépasser les clivages et que nous pouvons toucher une audience assez large. Nous espérons être à nouveau invités sur ce type de festivals en 2020.