2019-01-24 : POWERWOLF / AMARANTHE / KISSIN’ DYNAMITE

 

Bravons la neige et les conditions climatiques pour profiter de la messe teutonne en terre champenoise. Nombreux fidèles sont venus à la cartonnerie pour assister à l’ensemble de l’affiche. Les premiers assauts sont orchestrés par les allemands de Kissin’ Dynamite. La formation vient rapidement mettre de l’animation dans une salle garnie, réservant un accueil chaleureux au quintette. L’assistance ne perd pas de temps pour entrer dans l’ambiance malgré un son imposant dans les graves. Les titres proposés sont carrés et efficaces, le jeu de scène est préparé et propre. Malgré quelques gimmicks usités et tellement rencontrés, il est agréable de voir la performance et l’implication de chaque musicien. Hannes Braun (chant) entre régulièrement en relation avec le public, ses attitudes scéniques participent grandement à cette communion. Un show précis manquant peut-être de spontanéité mais terriblement efficace et appréciable.

 

Place au sextet suédois en charge de la promotion de leur dernier album, nommé « Helix ». La formation est appliquée dans la mise en place des titres proposés ainsi que dans la prestation réalisée. Il en ressort une grande complicité tant dans le trio vocal que dans l’ensemble du groupe. Chacun évolue en osmose avec les autres musiciens, participant à des animations communes. Elize Ryd est rapidement en communion avec le public, attisant ce dernier, posant et jouant avec lui pour quelques clichés. Les membres du groupe ne sont pas en reste avec cet attitude, tous prennent part à des poses, à des actes dédiés à l’assistance. Le set se déroule avec une certaine homogénéité dans le déroulement des morceaux, permettant d’apprécier la bonne tenue des morceaux du dernier opus. On a plaisir à voir les musiciens s’exprimer, ces derniers ne s’économisent pas durant ce set riche en intensité. Au fur et à mesure des années, il est agréable de constater qu’ Amaranthe progresse fortement et s’installe parmi les références dans son domaine musical. Le groupe se positionne comme une relève assurée à toutes absences de Within Temptation.

 

La scène a connu de bons mouvements avant la venue de Powerwolf. Le challenge est relevé mais les allemands sont prêts à en découdre. Sans faire attendre le public, Attila Dorn (chant) et ses compères engagent les hostilités. Les assauts ne cessent de retentir, les membres prennent position des lieux et conservent les bases établies. Matthew  et Charles Greywolf (guitares) distillent des riffs précieux, dégainent des soli appropriés, mettent une grande animation part leurs gestuelles. En meneur d’hommes, Falk Maria Schlegel (claviers) dirige certaines animations durant ses pauses musicales, venant sur l’intermédiaire de la scène jouer les chefs d’orchestre, se mêlant aux activités des guitaristes ou d’Attila. Plus modéré mais assurant une assise solide et soutenue, Roel Van Helden (batterie) assure comme un horloger les rythmiques intenses de cette obédience. En effet, l’assistance est en parfaite complicité avec Attila. Ce dernier n’hésitant pas de manière convaincante et aisée à s’exprimer dans la langue de Molière durant les morceaux. Un exercice agréable permettant de parfaire la relation développée entre Powerwolf et le public. Le set est riche en couleur, en pyrotechnie ou artifices, ces fioritures participent à la mise en oeuvre du show mais ne prennent pas le dessus. Il convient de reconnaitre que les teutons sont rodés et affutés. La prestation est excellente, sans failles. Un Powerwolf maitrisant son art et son sujet.

 

Les trois formations ont su animer la soirée de belles manières. Ce plateau garni a su se faire parfaitement digeste.

 

Des remerciements à HIM Média qui nous a permis de profiter de cette soirée.

 

KISSIN’ DYNAMITE

 

 

AMARANTHE

 

POWERWOLF