OVERDRIVERS – Rockin’Hell

Hard Rock – France (Dooweet)

 

Provenant des Hauts de France, plus exactement de Béthune, Overdrivers a vu le jour en 2015 sous l’initiative de ses deux guitaristes, Adrien Desquirez (chanteur) et  Anthony Clay. Les deux membres fondateurs ont eu plus de mal à stabiliser le quartette, nombreux bassistes et batteurs ont défilé avant le recrutement de Florian Morgano (batterie) et Sébastien Lorquet (basse). Durant cette attente, le groupe s’est engagé pour plusieurs concerts et premières parties de formations renommées comme Mass Hysteria, Sticky Boys, Vulcain mais aussi Nashville Pussy ou Adam Bomb. Ils prolongeront leur engouement en enregistrant un premier album dans les studios « Le hangar à sons  » avec aux commandes Bertrand Charlet.  « Rockin’Hell » est donc le premier opus du groupe, sorti en 2015 et réédité pour l’occasion.

Au premier coup d’oeil, Overdrivers nous conduit directement vers le heavy metal odl school avec sa pochette façon cartoon mélangeant humour et diable. On ressent une certaine ironie, un gout de l’autodérision. Le quartette n’a pas d’état d’âmes, pas de prises de têtes.

Du coté de la musique, on retrouve le même esprit. Il n’y a pas de chichi, pas de cinéma. Ils sont là pour envoyer du son, pour faire dandiner des genoux, pour faire hocher la tête et détendre les cervicales. Certes, on est vite pris par la tendance rock australien, teinté de Young Family, mais le résultat est là. Facilement accessible, le rock distillé est relativement basique, son âme provient du rock blues. Il n’est pas surjoué, il est propre et clair, laissant transpirer un certain aspect roots, plongeant l’auditeur dans les racines du hard rock aussies. Même le chant fait penser à cette essence musicale. Cette ressemblance avec AC / DC va jusque dans l’interprétation d’un morceau très « The Jack » nommé « Hot Driver ». Comme les ainés australiens, les riffs sont directs, les rythmiques tenaces, les soli attirants et en phase avec le thème du morceau… comme eux ils livrent un rock authentique et généreux.

Il est évident que la ressemblance est très prononcée. Certains trouveront une pâle copie de la bande à Angus, d’autres apprécieront le style et l’esprit en faisant abstraction de ce voisinage musical. Si comme moi, seul le résultat vous importe, laissez vous bercer par « Rockin’Hell » et prenez une bonne dose de dynamite, de décibels et d’énergies.

 

Titres :

01. Rockin’ Hell – 02. Bertha Rottenfold – 03. She Hides A Big Packet – 04. Hard Rock Hard Life Hard Night – 05. Hot Driver – 06. Dirty Girls Island – 07. Big Mary – 08. Rock Your Life – 09. Girls Gone Wild – 10. Limbs Of Rock’n’Roll