2018-10-17 : NASHVILLE PUSSY / RADIO DIRMAN

Mercredi 17 Octobre, à l’Alhambra de Paris, c’est un vieux groupe australien « Radio Birdman » formé en 1974 qui est chargé d’ouvrir pour les ‘Nashville Pussy’.
Sans jamais avoir entendu parler de ce groupe, quand ‘Rob Younger’ le chanteur est monté sur scène, et a commencer a bouger sur la première chanson « Do The Pop » son influence, sa gestuelle  était flagrante : Rob Younger  était littéralement possédé-habité par Iggy Pop.
En faisant quelques recherches,  j’apprends sans surprise que c’est le tandem infernal ‘Rob Younger’ & ‘Deniz Tek’ à la guitare qui ont formé pour commencer un duo dans la pure lignée des Stooges.  Pour la petite histoire leur nom de groupe ‘Radio Birdman’ est emprunté à ‘Iggy Pop’ qui chantait ‘Radio Burning up above beautiful baby, be my love’… et c’est suite à une mauvaise compréhension des paroles que ‘Radio Birdman’ est née, le groupe a donc faillit s’appeler ‘Radio Burning’
Et puis le duo à été rejoint par ‘Pip Hoyle’ au clavier & ‘Jim Dickson’ à la basse.   Pour cette tournée une 2eme guitare en le personne de ‘Dave Kettley’, ainsi que ‘Nik Rieth’ aux futs.
Et c’est partis pour  15 titres expédiés en 40 minutes… ah ce n’est pas du Mozart ni du Marillion, c’est du Punk-Rock, 3 minutes maxi par titre… donc pas le temps aux parlotes, comme ‘Les Ramones’, One, Two, Three, Four… et on déroule la set-list… pied au plancher.  Et même si l’Alhambra n’était pas tout à fait complet, pendant la prestation des kangourous Australien, ça commençait a secouer sévère dans la fosse, les pogos ont commencés de bonne heures. Avec les collègues (Stéphane, Virginie, Emilie) nous étions parfois bien écrasés contre la scène, étant donné qu’il n’y avait pas de crash-barrière.
C’est évidemment dans les vieux chaudrons que l’on fait les meilleures soupes, donc inutile de dire que le groupe a pioché dans son vieux, très vieux répertoire, pour nous offrir ce concert. Leur dernier album remontant en 2006… mais qui n’a pas rencontré le succès de ces 2 prédécesseurs ‘Radio Appear en 77’ et ‘Living Eyes’ en 81.  Difficile de faire du punk-Rock quand ce n’est plus la saison et/ou la mode… donc je leur tire mon chapeau de continuer a tourner 45 ans après, avec juste 2 albums ½ à leur actif.
Rob & Deniz assurent le show à eux deux, il faut voir Deniz armé de sa 6 cordes, nous délivrer des solos monstrueux, suer sang & eaux à se démener comme un diable (tasmanien peux être) à coté Jim à la basse est un peu en retrait, plus timide mais fait parfaitement ronfler sa basse, par contre malheureusement dans ce maelstrom de décibels, le clavier de ‘Pil Hoyle’ était très souvent noyé, un peu dommage…  c’était pourtant assez osé de mettre du clavier dans des rythmiques assez punks dans l’ensemble.  Nick frappe comme un bourrin sur ses futs, c’est que la cadence il faut la tenir, avec les tempos punk-rock, nous sommes loin des 40bpm, menfin il assure une solide ligne-rythmique pour ses acolytes.  Deniz à la guitare assure tellement, qu’il arrive presque à voler la vedette à son binôme Dave, chacun restant un peu à sa place.  Pip & Dave sur la gauche, et  Deniz & Jim sur la droite, j’aurai aimé voir les 2 gratteux s’affronter dans un battle au milieu de la scène, ça aurait été mémorable.  Je ne connaissais absolument pas ce groupe, j’ai donc écouté au bercail leur 2 albums, et étrangement ‘Radio Birdman’ est un groupe qu’il est préférable de voir sur scène,  beaucoup plus d’énergie, rythme plus soutenu, plus entrainant.
Donc si vous aimez ‘les stooges’, ‘Iggy Pop’, ‘MC5’ il y a de grande chance que vous appréciez ‘Radio Birdman’.
Set-list : Do the pop, Smith & wesson blues, Non stop girls, Descent into the maelstrom, Do not touch the earth,  We’ve come so far to be there today, Anglo girl desire, Zeno beach, Shot by both sides, Man with golden helmet, what gives ?, I.94, Hand of Law, New Race, Aloha steve & danno.

Après un rapide changement de plateau, les Chattes de Nashville devaient monter sur scène à 21h pour promouvoir leur dernier album « Pleased to eat you » … C’est les Rolling Stones qui vont être content de voir que leur célèbre logo, à été légèrement parodié.  Les aléas techniques ont fait qu’a quelques secondes de monter sur scène, le backdrop de Nashville-Pussy c’est décroché, donc fermeture du lourd rideaux théâtral de la scène, afin de permettre au staff d’intervenir.
Avec un peu de retard, c’est sur une reprise d’AC/DC ‘Kicked in the Teeth’ que le groupe ouvrira les hostilités, configuration scénique habituelle : la bassiste Bonnie complètement à  gauche, Ruyter à l’opposé, et bien sur je vous laisse devenir ou était Blaine ? ainsi que Ben : planqué derrière son kit.
Après une mise en bouche avec AC/DC, Ils tiennent à nous présenter leur dernier album, et c’est pas moins de 6 titres (Piece of ass, We want a war, Go home, She keeps me coming, CCKMP, Low down dirty pig) qui seront joués ce soir, mais musicalement ils ont évolués, c’est d’avantage Rock,  mais rassurez vous, ces nouvelles chansons ‘sonnent’ toujours comme du NP, toujours avec ce grain de guitare si caractéristique qui à fait leur marque de fabrique, et la voix inimitable de Blaine, dont les cordes vocales sont certainement tres imprégnées de Jack & de Biere… un peu comme Lemmy d’ailleurs.
Ben à la batterie qui remplace Jeremy le batteur original, du fait de son jeune âge, apporte  une très grosse énergie & dynamique dans le show.
Bizarrement sur ‘Piece of ass’, Wrong side of a gun’, ‘Pillbilly’ on voyait souvent Blaine et Ruyter passer leur temps à lever le pouce… ainsi que leur tour-manager faire des grand gestes…  Nous depuis notre 1er rang, rien ne nous choquez, puisque nous avions surtout le son des retours… mais c’est vraie que chez NP il est coutume, de toujours tourner les potards des amplis au maximum, et juste avant l’ouverture du Rideaux, lors du bref ultime test des instruments (pas la balance), le volume de la basse, et des guitares étaient PARTICULIÈREMENT FORT… TRÈS FORT… donc ce qui devait arriver est arrivé, les voix de Blaine, Ruyter se sont retrouver un peu noyées dans le déluge sonore.
Et la régie visiblement ne comprenait pas les signaux envoyés depuis la scène… donc  comme chez NP ils ont du sang chaud, visiblement très chaud qui coule dans les veines, ben ils se sont cassés de la scène le temps certainement de mettre les points sur les i et les barres sur les t avec la régie, laissant le champ libre à Ben pour faire son solo de batterie, Ben est un bon batteur, qui en plus, fait le mariole en jouant, donc c’est agréable a regarder & à écouter. De retour sur scène pour « We Wan A War » Ruyter joue au petit soldat, avec des poses patriotiques et des garde à vous, assez amusant, visiblement ils étaient content d’avoir retrouver du gain dans leurs micros, ce titre est par contre moins bourrin, moins rentre dedans qu’à l’accoutumé, mais son refrain est terriblement efficace, permettant à Ruyter de martyriser encore plus sa SG, qu’elle a encore customisé, après avoir viré le micro manche, elle a maintenant supprimé les 4 potards (tonalité, balance…)…  il ne reste qu’un potard de volume pour le micro-chevalet, difficile de faire plus simple comme configuration. Vue qu’elle est toujours sur 10 avec son potard, je me pose même la question, pourquoi elle ne le vire pas. Mais Ruyter toujours caché derrière sa crinière blonde, continue néanmoins de bondir comme une lionne avec sa SG, et d’assurer ses parties de guitares.

C’est au tour de ‘Rub It To Death’ ou ‘Go home’… et la c’est le Blaine Show, il s’amuse à verser 2 bières dans son stetson , et a essayer boires à même le chapeau, en à renversant la moitié par terre… donc le tour manager obligé de venir avec une serpillère pour nettoyer, mais il devait rester un peu de bière sur la scène, car d’un coup on a vu le Blaine glisser, et valdinguer dans les airs, pour se retrouver les  4 fers en l’air… ah ça été Rock’n’Roll,  dur dur de le relever le Blaine, Ruyter regardant Bonnie et Ben de façon assez incrédule « euh on continu de jour, on s’arrête ? il va bien ? »
Après l’ambiance à un peu changé, des excités dans la foule sont montés sur scène, faisant rentrer Ruyter dans une colère noire, du coup elle c’est défoulée sur son pied de micro, donc terminado le chant pour Ruyter c’est un peu dommage. Malgré que Blaine est demandé aux gens de ne pas slammer, il a fallut qu’un décérébré  fasse le contraire, obligeant cette fois ci, le tour manager de quasiment en venir aux mains pour expulser la personne de la scène.  Des crash-barrières nous auraient permis de travailler dans de meilleures conditions, et éviter de casser l’ambiance par les intrusions sur scène.
Même si je sais que pour une bassiste, c’est difficile de prendre la relève de Corey, ou Karen,  Bonnie manque encore d’assurance, elle  est encore trop statique, et peux être pas assez trash/dévergondée  pour ce groupe, et ne partage pas assez la scène avec Ruyter par exemple.
Les bémols de ce concert, c’est qu’ils ont complètement fait l’impasse de l’album « Say something Nasty » (aucun titre), et dieu sait qu’il y avait pourtant des pépites à exploiter, tellement il est bon et puissant… bien sur on ne peux pas jouer toujours les mêmes titres, mais il me semble qu’il manquait des incontournables comme par exemple « Come on, come on » histoire de booster un peu plus le show, même s’ils ont terminé sur ‘Go Motherfucker Go’, je trouve néanmoins qu’il y a eu trop de longueurs, trop de titres lents, quelques titres bourrins en plus comme « Say Something Nasty » aurait été les bienvenus, pour dynamiser le show, et exciter encore plus le public.

NP sont-ils entrain de lever le pied ? de calmer le jeu ? c’est vraie que la fougue de leurs 20 ans est loin derrière, la réponse j’espère à la prochaine tournée en 2019…

 

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NASHVILLE PUSSY