2019-05-10 : MONSTER TRUCK – ROYAL TUSK

Une soirée sous le signe de la bière, de riffs graisseux, des casquettes de truckers et du souffre. Une distraction se distinguant au travers de décibels rock, de guitares incisives, de tonalités transpirant les influences hard des 70’s. Deux formations  pour un univers similaire. Pour nous permettre de patienter, Royal Tusk vient défendre l’excellent album « Tusk II » paru récemment. Le groupe mené par Daniel Carriere livre une prestation honnête et sans compromis. Le quartette distille ses compositions issues d’inspirations rock, hard traditionnelles incluant des atmosphères progressives, stoner et groovy. Les musiciens ne font pas dans l’économie physique, le set est dynamique, rageur mettant à rude épreuve les cervicales par ces headbangings partagés. Les canadiens assurent le show, maitrisent la scène et mettent une ambiance plaisante. Une communion partagée durant une relation mettant en action un groupe et un public. Royal Tusk confirme tout au long de cette prestation les qualités perçues au travers de leur discographie.

Toutes les interventions scéniques ne se ressemblent pas… En effet, ayant découvert Monster Truck en première partie de Deep Purple, le groupe avait assuré une prestation convaincante et captivante. Il me tardait de retrouver la formation dans une configuration plus intimiste… Bien que les compositions diffusées par le groupe soit excellentes, bien que l’engagement soit présent, il ne règne pas une atmosphère apaisante et rassurante entre les musiciens. Ceux-ci semblent évoluer sans cohésion, de manière solitaire, un sensation de mal-être en eux se dégage de la scène. Jon Harvey n’est pas à son aise devant son micro, le frontman présente des signes de faiblesses pour tenir ses vocaux. De son coté, Jeremy Widerman met à rude épreuve SG et ses cervicales. Le guitariste ne tient pas en place, assurant le set pour quatre. Agacé, excité ??? Les deux sentiments sont en lui. Tenant à bien faire, le musicien n’est pas en mesure de tolérer les écarts de son compère et décide de quitter les planches soudainement accompagné de Brandon Bliss (claviers) et Steve Kiely (batterie). Seul Jon Harvey reste sur scène, faisant état de ses difficultés. Sous la demande du public, les trois musiciens reviennent pour finir un show intriguant. Chacun essaye de faire disparaitre cette tension, l’assistance fait montre d’avoir oublier ce chahut. Pressée dans découdre, la formation assure la fin sans en faire plus. 

Il y a des soirs avec et d’autres sans… Laissons revenir Monster Truck dans une configuration plus saine afin de savourer pleinement sa musique et sa prestation.

 

Une soirée proposée par l’Empreinte et Replica Promotion.

 

ROYAL TUSK   

 

MONSTER TRUCK