MONOLYTH – A Bitter End – A Brave New World

Metal – France (Ellie Promotion)

 

Connaissant des changements de line-up, le second opus du groupe a mis dix ans à voir le jour, succédant à « Catch The Sun » sorti en 2007. Seuls membres restés au sein de la formation, Amaury (chant) et Julien (guitare) prennent le chemin de l’écriture et composent les douze titres de « A Bitter End – A Brave New World » en 2016. Intégrant de nouveaux membres : Batt (batterie), Tristan (guitare) et Fafa (basse), le quintette arpente les scènes en compagnie de formations telles que Blaakyum, No Return, Mors Principium Est et Onslaught.

Ce nouvel ouvrage permet de mesurer l’évolution du groupe s’étant transformé au fil du temps, selon les changements de membres et influences de chacun. Il est donc naturel de retrouver dans cette collection de moreaux un éventail assez large en terme de sonorités, d’inspirations. Ce métissage peut aussi contraindre l’auditeur à une certaine appréhension de cet opus, qui ne sait et surtout ne veut pas se ranger dans une case musicale définie. Les guitares, les rythmiques puissantes prennent le pas d’une certaine manière, révélant et consolidant une approche thrashy, death, metal contemporain. Dès les premières notes, les riffs nous emportent dans cet univers énergique et dynamique. Le chant d’Amaury contribue aussi à renforcer cette inspiration. L’assemblage technique et complexe ne facilite pas la lecture aux premiers instant. Sans être repoussant, les compositions incitent et invitent une écoute attentive afin de déceler toutes les richesses culturelles de cet ouvrage.

Parmi ces sonorités imposants et saturées, il se dégage un travail en second plan mettant en lumière un travail méticuleux dans le domaine des arrangements, dans la pose de guitares plus fluides, plus subtiles, dans la livraison de nappes mélodiques de claviers rehaussant l’ensemble. Autant, il est facile de percevoir cette intrusion par cette touche synthétique, autant la superposition des six cordes demandent une écoute plus fine, plus intime. On découvre alors un caractère plus progressif, plus metal old school dans cette mise en scène, voyant aussi les guitares évoluant en harmonie par moment. Il serait dommage d’écarter le travail de production qui permet d’identifier ces notions, qui permet de positionner chaque instrument de manière limpide.

Il aura fallu patienter dix ans pour recevoir le second volet discographique de Monolyth, espérons que le prochain volume se fasse moins attendre. Profitons de ce nouvel opus pour apprécier à sa juste valeur le travail fourni. Le groupe viendra visiter quelques salles obscures, il sera intéressant de mesurer sa qualité et les compétences de ses membres sur scène.

 

Titres :

01. The Ego Disaster – 02. This Pale Imitation Of Guilt – 03. Insipid And Shallow – 04. Betrayed Again – 05. Nothing Left Nothing Right – 06. A Bitter End – 07. A Brave New World – 08. The After-vultures – 09. Like A Poison – 10. Reawake – 11. Ataraxia – 12. Devoid Of Compromise