JUDAS PRIEST – Firepower

Heavy Metal – Royaume Uni ( Columbia / Replica Promotion)

 

Il y a 8 ans, Judas Priest nous annonçait sa tournée d’adieu. Nombreux étaient désolés, tant le groupe avait contribué beaucoup pour dans la création et l’évolution des lignes conductrices du heavy metal. Nombreux se souvenaient des joutes musicales entretenues avec Iron Maiden au début de la New Wave Of British Heavy Metal. Les deux formations « rivalisaient » à coups de guitares saturées, de cadences affirmées.

Depuis, le Priest est revenu sur sa décision et a profité du recrutement de Richie Faulkner (guitare) pour revenir et confirmer sa position sur le devant la scène metal. Souvenez de l’excellent « Redeemer Of Souls », sorti il y a 4 ans. Souffrant et devant quitter son poste, Glenn Tipton a pourtant assuré ses parties en association avec son jeune compère, mais il est contraint de laisser Andy Sneap (producteur de l’album) le remplacer. Tout est mis en place pour convaincre les fans que le Priest is back. A commencer par la pochette qui nous laisse une perception de déjà vu, de sérénité par sa similitude avec « Screaming for Vengeance ». Le son de l’album revient aussi aux sources. La production de celui-ci est confiée à le groupe l’ayant judicieusement confiée à Tom Allom (producteur attitré du groupe de Bristish Steel à Ram It Down) et à Andy Sneap. Le premier apporte l’esprit old school, confirmant son style issus des 80’s, quant au second, on lui doit des sonorités plus modernes, des sons plus gras, plus épais. Le duo s’accorde à merveille et aucun des producteurs n’a d’états d’âme, le résultat nous convainc dès les premières mesures de « Firepower ».

Les 14 titres proposés ne possèdent pas de défauts, maintenant une certaine homogénéité. Ils avancent dans la lecture de l’opus sans failles, sans manques d’inspirations, sans plages de garnissage. Le constat est simple, Rob Halford connait parfaitement ses limites et adepte ses lignes vocales avec ses capacités actuelles. Modulant son chant, il n’évolue plus dans les aigues ayant fait sa renommée mais insistant plus sur les parties graves qu’à l’accoutumée. La section rythmique délivre une assise appuyée, Scott Travis maltraite ses fûts sans répits, Ian Hill sans fioritures fait ronronner sa basse par un contenu sombre et lourd. Les deux gardiens du rythme posent une atmosphère venue de Black Sabbath. Du coté des six cordes, Richie Faulkner et Glenn Tipton entretiennent des échanges bien huilés. Les riffs sont épaulés de chorus discrets mais suffisamment intrusifs pour marquer les esprits, distribuant des soli consistants et captivants. Il n’est pas nécessaire de faire un tour d’horizon exhaustif. « Firepower » marque le retour d’un Priest en grande forme. L’écoute de ce nouvel album semble contenir que des standards du groupe, donne un ressenti de best of tant ces compositions semblent être déjà des classiques. Il est rare de découvrir autant de pépites dans un même ouvrage. On imagine que la formation sera dans la difficulté lors de la constitution des setlists de ses futurs concerts. Savourons ces morceaux, apprécions la qualité et la maitrise des musiciens ayant livrés un tel album, reconnaissons qu’avec 45 années d’expériences ces 14 titres apparaissent frais, ne laissent pas un gout de répété.

Que les jeunes formations se tiennent prêtes, Judas Priest est encore bien en forme.

 

Titres :

01. Firepower – 02. Lightning Strike – 03. Evil Never Dies – 04. Never The Heroes – 05. Necromancer – 06. Children Of The Sun – 07. Guardians – 08. Rising From Ruins – 09. Flame Thrower – 10. Spectre – 11. Traitors Gate – 12. No Surrender – 13. Lone Wolf – 14. Sea Of Red