JIMM

Jimm nous parle de son nouvel album et de ses inspirations

1 / Tu as déjà des albums au compteur malgré cela peux tu te présenter aux lecteurs?

Oui bien sûr. Alors je suis originaire de Tulle en Corrèze mais j’habite à Paris depuis 2005. Je suis guitariste / chanteur et auteur / compositeur dans mon projet JIMM. J’ai sorti 3 albums à ce jour : « JIMM » en 2013, IN[CAN]DECENCE en 2015 et « Distorsion Cérébrale » le 30 novembre dernier sur le label Juste une Trace. Ma musique est un mélange de tout ce que j’écoute depuis l’adolescence :
du rock, du metal, du punk et un peu de blues. Et je chante en français car le rock français a toujours fait partie de ma culture.

2 / Tu es le compositeur, tu es multi-instrumentiste, qui sont les musiciens qui t’accompagnes sur scène ou sur album ?

En studio j’ai toujours enregistré les parties de guitares et de basse oui. Je ne suis pas bassiste à proprement parler, mais de part ma formation de guitariste je suis capable de jouer de la basse dans un contexte rock. J’ai eu des batteurs différents. Sur le dernier album c’est Guillaume « Turbo » Zito qui a enregistré la batterie, il habite en Alsace. Je l’ai rencontré en 2016 lors d’une tournée où j’accompagnais le chanteur australien Simon Chainsaw en tant que guitariste. Nous nous sommes bien entendus et il a accepté de jouer sur cet album. Pour les lives j’ai eu plusieurs batteurs jusqu’à présent.
Le line-up actuel est composé de Xavier à la basse et aux chœurs, et Billy à la batterie. Billy était batteur professionnel au Brésil, il a intégré le groupe début 2018, quelques mois après son arrivée en France. Avec Xavier on se connaît depuis 2 ans. Il a pas mal d’expérience, il bosse notamment avec le
groupe No One is Innocent sur leur tournée actuelle.

3 / Livres tu à tes compères des grille établies ou laisses tu tes musiciens s’exprimer librement ?

Non je ne leurs livre pas de grilles. Ma musique n'est pas très compliquée dans l’ensemble. Billy écoute les morceaux et les assimile très vite, Xavier relève tout d’oreille, et on voit pour les détails en répète. Ils sont très bons. Je leurs laisse une entière liberté tant que ça colle avec les morceaux.

4 / Tes textes sont brutes et s’animent d’une certaine révolte, de quoi te nourris tu pour les écrire ?

Mes textes s’articulent autour de deux axes. Des choses personnelles donc souvent autobiographiques, ou alors mon point de vue sur certains sujets. Écrire des textes n’est pas aussi naturel pour moi que de trouver des nouveaux riffs, je n’ai pas la même aisance avec les mots qu’avec une guitare. Donc j’essaie d’écrire des textes assez simples, personnels et vrais. J’essaie avant tout de rester authentique.

5 / Ta musique est directe, sans fioritures, quelles sont tes influences tant musicales que vocales ?

J’ai découvert le rock au début des années 90 avec des groupes comme Guns’n ‘Roses, Nirvana et les Pixies, donc c’est principalement cette période qui m’a marqué, ainsi que le début des années 2000 avec des groupes comme Finch, My Chemical Romance et Rise Against.
Plus précisément il y a deux aspects dans mes influences. Pour le coté songwriting les groupes qui m’ont le plus influencé sont Therapy ?, TRUST, Papa Roach, les Ramones, The Offspring, Muse à leurs débuts… J’aime les chansons simples et efficaces. Accrocheuses dés la première écoute.
De l’autre coté il y a mes influences en tant que guitariste soliste. Et la mes références sont Slash, Randy Rhoads, Jack E.Lee, Zakk Wylde, et Mark Tremonti. Je l’oublie souvent mais Steve Jones m’a aussi beaucoup marqué, avec les Sex Pistols bien sur, mais surtout avec son super groupe au milieu
des années 90, Neurotic Outsiders. Il y a aussi des guitaristes que j’ai beaucoup écoutés mais qui ne font pas partie de mes influences car je n’ai jamais travaillé leur musique, comme Yngwie Malmsteen, Patrick Rondat, Joe Satriani. J’écoute pas mal de blues aussi (Kenny Wayne Shepherd, E.Clapton, Luther Allison). Vocalement je n’ai aucune influence à part Bernie de TRUST. Je ne suis pas chanteur à la base, j’ai commencé à chanter tard, vers 23 ans, un peu par défaut car je ne trouvais aucun chanteur. Je n’avais aucune technique vocale donc je me contentais de chanter « tout droit » un peu à la manière de Bernie dans « Antisocial ». C’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui. Je n’ai jamais essayé de copier qui que
ce soit du coup, j’essaie juste de faire mon truc avec ma personnalité. D’ailleurs je ne chante jamais hormis lors des répètes, des concerts ou lorsque je compose. Je n’éprouve pas ce besoin, contrairement à la guitare.

6 / Gainsbourg signifie quoi pour toi ?

Un monument de la chanson française, talentueux et provocateur. Il est décédé lorsque j’étais très jeune, c’est donc assez difficile de parler d’une période que je n’ai pas connue. Je ne vais pas non plus te mentir, j’écoute assez peu son œuvre mais son titre « la chanson de Prévert »
m’a marqué lorsque j’avais 11 ans. C’est une chanson que jouait mon prof de musique au collège, elle m’est restée en tête depuis ce moment la et j’ai toujours envisagé d’en faire une reprise rock.

7 / Ton nouvel album est disponible, quelle est l’actualité du groupe dans l’immédiat ?

Pour le moment je me concentre sur la promotion de l’album et j’aimerai faire pas mal de concerts en 2019.
A coté de ça j’ai recommencé à composer dans l’optique de futurs albums.

8 / Quelles sont prochaines dates en perspectives ?

Aucune pour le moment, malheureusement. Je cherche un tourneur d’ailleurs.

9 / Quels sont les arguments « commerciaux » que Jimm pourrait utiliser pour inviter les lecteurs à découvrir ta musique ?

C’est une musique relativement simple et accessible. Et que vous aimiez le rock, le punk ou le metal je pense que chacun peut y trouver son compte sur quelques morceaux. Et si vous êtes guitariste, mes albums sont pour vous !