GOOD CHARLOTTE – Generation Rx

Pop Punk – Etats Unis (Replica Promotion)

 

A la fin des années 90, Good Charlotte venait disperser son punk rock sur la planète, à grands coups de riffs prononcés et d’attitudes énergiques. Le groupe parcourait une voie en compagnie de formations telles que Sum 41 ou Green Day. Ce rock basique permettait de mettre en lumière et sous les projecteurs les frères Joel (chant) et Benji (guitare) Madden. Leur second opus « The Young And The Hopeless » rendait le groupe célèbre de part des apparitions sur MTV.

Pour ce septième album, les musiciens sont bien loin de ce caractère vindicatif et rebelle. « Generation Rx » présente un tout autre visage. Malgré une pochette exprimant une envie d’en découdre, inspirant par instant The Misfits ou « Appetite For Destruction », la formation entame ce court ouvrage par une présentation soignée et mélodique. La suite présente des guitares incisives et percutantes, l’esprit punk règne dans cette structure musicale accompagné d’une formule pop radio edit pour les premiers morceaux de l’ouvrage tels que « Self Help » ou « Actual Pain« . On est pris par ce mouvement énergique associé à une démarche mélodieuse et charmeuse. Les musiciens en profitent pour nous faire découvrir une évolution musicale délicate mais dans laquelle ils se tirent d’affaire avec brio. Ces compositions lorgnent vers des ambiances connues et répandues par Linkin Park à savoir des riffs convaincants confrontés à des passages édulcorés. Entre ces titres révélateurs d’un certain état d’esprit et d’une lutte contre certains démons, le groupe se permet le luxe de livrer une power balade « Cold Song » portée par un piano et une guitare acoustique. Les titres de « Generation Rx » se lient par un concept commun celui lié à la toximanie et aux substances consommées, à leurs aspects addictifs. Ils permettent aussi de mettre en lumière les différentes catégories des individus touchés par ces dépendances. Les derniers morceaux représentés par « Leech (feat. Sam Carter) » ou « Better Demons » s’adaptent aux propos diffusés en devenant plus sombres que les autres compositions de l’opus. Laissant un espoir, une sortie du tunnel, « California (the Way I Say I Love You) » nous conduit vers une fin plus rayonnante par ses guitares acoustiques.

Dans un format réduit à un peu plus de  30 minutes, Good Charlotte prend à contre-pied les attentes de masse. Celles qui imaginent le groupe contraint à maintenir une musique engagée il y a plus de vingt ans. Des formations cultes ont su évoluer malgré la pression, malgré l’aspect financier. Le groupe n’a plus grand chose à prouver et préfère se faire plaisir en livrant un album sincère, agréable. Profitons de ces pépites musicales pour apprécier des compositions différentes et parfaitement menées.

 

Titres :

01. Generation Rx – 02. Self Help – 03. Shadowboxer – 04. Actual Pain – 05. Prayers – 06. Cold Song – 07. Leech (feat. Sam Carter) – 08. Better Demons – 09. California (the Way I Say I Love You)