DOMADORA – Lacuna

LITHUANIA. Vilnius.

Rock – France (Purple Sage PR)

 

« Lacuna » constitue le troisième album du groupe, les deux premiers étant « The Violent Mystical Sukuma » paru en 2016, précédé de « Tibetan Monk »  en 2013. Les musiciens livrent un opus étrange dans son format car bien qu’il paraisse plus conforme à un EP, quatre titres, sa durée avoisine 45 minutes. Les compositions instrumentales peuvent atteindre quinze minutes. Le programme est vaste afin de maintenir une certaine adhésion et attention. Les pièces sont épiques et naviguent dans des courants musicaux divers. Ainsi, Domadora peut conduire l’auditeur dans des riffs issus du rock de la fin des 60’s et début 70’s, des thèmes aux basses ronronnantes et aux guitares parfois déstructurées, expérimentales… De cette atmosphère, les effets fuzzy viennent ajouter une certaine appartenance à ces emprunts. Sans anicroches, sans dérapages involontaires, les compositions basculent vers un mouvement plus appuyé, plus agressif et moins progressif. On percute un milieu teinté de rock psychédélique, de rébellion hippies façon flower power. La fougue peut s’extérioriser de manière plus énervée par des assauts plus heavy, plus sulfureux avec des écarts desert rock voire post-punk. Ces quatre ouvrages pratiquent le métissage sonore avec une aisance singulière. Les musiciens se sont appliqués dans les constructions musicales afin d’avoir une certaine fluidité dans ces assemblages, dans ces retours aux thèmes principaux. Malgré la durée des morceaux, ceux-ci ne semblent pas long et s’écoutent de manière digeste. Si l’on doit porter des références, « Lacuna » est en capacité de convaincre des amateurs de rock progressif façon Pink Floyd par ces ambiances atmosphériques, des guitares inventives comme celle de Jimi Hendrix, des rocks traditionnels de Led Zeppelin…Il y en a pour tous les gouts, chacun peut y trouver son compte. Un monde atypique à venir écouter.

 

Titres :

01. Lacuna Jam – 02. Gengis Khan – 03. Vacuum Density – 04. Tierra Last Homage