DISCONNECTED

   Rencontre avec Adrien, compositeur et guitariste de la formation.

 

1 / Peux tu nous présenter le groupe et ses musiciens?

Disconnected est un projet dont j’ai eu l’idée il y a quelques années maintenant qu’on apparente souvent à du Metal Moderne, mais qui est juste un mix de toutes mes influences diverses et variées.
Ce qui selon moi présente un contenu original, qu’on adhère ou pas, on a vraiment essayé de créer notre univers et jusqu’à présents les retours que l’on a eu nous confirme cette idée.
Par exemple il y a peu de temps, on a eu un retour du genre : « On a du mal à vous placer dans un style particulier, ne pensez-vous pas que c’est un problème? »Au contraire c’est le meilleur compliment qu’on puisse nous faire, cela prouve bien que nous avons notre propre identité !Disconnected est composé des musiciens suivants : Ivan Pavlakovic – Chant, Aurélien Ouzoulias – Batterie, Romain Laure – Basse, Florian Mérindol – Guitare, et moi même à la guitare également.

2 / Disconnected est intriguant dans son format : cinq musiciens en photo pour trois noms annoncés. Est ce un trio avec des musiciens additionnels ? Serez vous toujours les 5 mêmes personnes sur scène ?

Et bien, la construction du line-up actuel a été assez fastidieuse, par exemple notre ancien bassiste nous a planté juste avant l’enregistrement de l’album, c’est pourquoi j’ai décidé d’enregistrer les lignes basses moi-même, les délais imposés ne nous laissaient pas le temps de retrouver quelqu’un et comme je connais les morceaux par coeur, le choix a été vite vu. C’est très difficile de trouver les bonnes personnes qui sont dans les même ambitions, qui ont le niveau pour jouer ce genre de musique et surtout qui sont prêt à se rendre disponible pour les futures dates et tournées. Ça fait beaucoup de critères et quand tu réunis rien que c’est trois là, ça fait le tri. C’est pour ça que le line-up est un peu éparpillé en France, car je n’ai tout simplement pas trouvé plus près.
Sur scène nous serons les 5 même personnes pas de soucis à avoir de ce côté là, l’équipe est soudée, motivée et prête à en découdre sur scène!

3 / Le propos musical est étendu allant d'atmosphères presque pop à du metal plus extrême. Ces constructions sont elles le fruit d’un seul compositeur ou d’une démarche collective ?

Et bien je me charge de toute la composition instrumentale, de la batterie aux arrangements. Même si pour la batterie j’ai laissé à Aurélien carte blanche pour qu’il puisse y rajouter son jeu et ainsi bonifier
rythmiquement les titres. L’étendu du propos musical proposé est dû au fait que lorsque j’écris, je ne me pose pas la question du style, je laisse mon inspiration s’exprimer. Rentrer dans des cases n’est tout simplement pas mon truc. Je pense que ça ressens quand tu écoutes l’album. J’écoute pas mal de choses venant d’univers différents ça peut aller de Muse à Gojira en passant par du Archive, je m’arrête là car sinon je ne ferais que citer des groupes. J’adore le son des guitares saturées c’est ce qui lie vraiment l’ensemble de mes compositions ainsi que les ambiances qui rajoute de la couleur au spectre musical et qui rajoute une textures intéressantes. Mais tout ça vient naturellement, je ne m’impose rien. Tout les titres ont été composés en amont des lignes de chants, c’est d’ailleurs bien tombé car Ivan préfère travailler de cette manière. Il s’inspire de la musique pour poser son chant et souvent les premières lignes de qu’il trouve sont les bonnes et les plus accrocheuses.
C’est un chanteur incroyable et je suis vraiment heureux de l’avoir rencontré, une alchimie s’est vraiment créé. Et encore une fois tout s’est fait de manière naturelle, au « feeling ».
Il posait ses lignes de chants sur plusieurs titres et ensuite on se voyait pour faire le point et voir ce qui marchait ou pas. Ça fût notre méthode de travail et elle fût assez efficace puisque nous avons mis 6
mois entre la 1ère ligne de chant et le dernier texte.

 

4 / La pochette semble issue d'un film de science-fiction, peux tu nous en dévoiler ses mystères ?

C’est Flow du Chromatorium qui s’est chargé de l’artwork, nous cherchions justement à ce que l’artwork soit mystérieux pour plusieurs raisons. Nous aimons le principe que chacun puisse se faire
une interprétation personnelle, ça reste de l’art après tout. Ce qui nous a inspiré cet artwork c’est tout d’abord le titre « White Colossus » que Flow a représenté d’une manière très conceptuel dans un monde post-apocalyptique.
Cet univers pourrait être d’ailleurs la représentation métaphorique, de chaque thème abordé dans l’album, je trouve que ça colle bien à l’ambiance générale de ce dernier.

5 / L’enregistrement et la production de l’album sont l’oeuvre de qui ?

Les enregistrements se sont déroulés dans plusieurs endroits car tout le monde n’était pas disponible au même moment, ce qui n’est pas un problème car pour le style d’enregistrer en live n’avait pas
grand intérêt. On a donc enregistré les batteries au Studio de la Tour Fine à Herblay à côté de Paris, les guitares et basses ont été enregistrés dans mon home studio puis ré-amper au Hangar à Sons à Cambrai par Olive T’Servrancx qui est un ingénieur du son vraiment compétent!
Pour les voix, nous sommes allez à Reims au studio Le Chalet.
Je vous recommande très vivement ces trois studios qui comptent des gens très pros et talentueux pour un prix plus que raisonnable!
Le mixage a été réalisé par François-Maxime Boutault, que j’ai connu lors de la 1ère tournée avec Melted Space, il suit le projet depuis des années et c’est devenu un peu le 6ème membre du groupe.
C’est quelqu’un en qui j’ai entièrement confiance et de très talentueux également.
Pour le mastering, les pistes ont traversées l’Atlantique puisque c’est Maor Appelbaum (Faith No More, Sepultura, Yes) qui s’en est chargé!

6 / En règle général, quels sont les sujets abordés dans vos textes ?

Lors que nous avons abordé la question des thèmes de l’album avec Ivan, nous sommes tombés d’accord que chacun des titres devaient avoir un fil conducteur, un fil rouge.
Chaque titre parle d’un sujet différent mais traite toujours d’un état de déconnexion à différents niveaux.
Je vous laisse la « surprise » de découvrir chaque thème en écoutant l’album ou en lisant les paroles, même si avec le titre de plusieurs chansons, on peut déjà en deviner quelques-uns.

 

7 / Le 23 mars était organisée la soirée de la sortie de « White Colossus », comment s’est-elle déroulée ? Avez vous l’écoute et l’affluence attendues ?

Et bien encore mieux que nous l’imaginions, nous avons marqués les esprits si on en croit les retours des personnes présentes et ceux des journalistes. Le ressenti sur scène était vraiment excellent!
Je fût agréablement surpris du monde qui s’est déplacé uniquement pour nous, nous étions d’ailleurs le pic d’affluence de la soirée, pas loin de 250 personnes pour un premier concert c’est plutôt bien !
Pour être monté sur scène juste derrière avec Melted Space, j’ai remarqué qu’un tiers de la salle s’était déjà vidé…
Nous étions en résidence toute la semaine précédent le concert dans la salle, pour ainsi travailler l’aspect scénique et visuel avec notre ingénieur du son et notre ingénieur lumières. Le concert fût filmé donc il y a des chances qu’un petit extrait voir le jour prochainement.

8 / D’autres dates sont elles prévues ?

Notre prochaine date, c’est à Paris et à la Boule Noire le 5 mai prochain en compagnie de Malemort et Molybaron. Venez nombreux, c’est un peu la soirée des découvertes françaises de la scène metal, ce
sont deux groupes qui valent vraiment le détour et on est très heureux de partager la scène avec eux!
Nous faisons actuellement un travail de démarches pour jouer le plus possible, des pistes sont lancées avec des tourneurs ainsi que pour du tour-support nous espérons qu’elles seront concluantes.
Et si jamais vous êtes intéressés pour nous faire jouer, n’hésitez pas à nous contacter!

 

9 / Si l'on devait convaincre les lecteurs, quel titre de l’album décrit le mieux « White Colossus » ?

Je pense que chaque titres peut convaincre à sa façon l’auditeur car nous explorons pas mal de pistes sur cet album. Néanmoins il y a des titres qui dans lesquels tu peux retrouver tout les ingrédients de
notre musique, c’est à dire de gros riffs techniques mélangés à de grosses parties ambiantes et des refrains accrocheurs!
Je pense notamment à Living Incomplete, White Colossus ou encore Blind Faith.

10 / La « concurrence » avec Melted Space est elle difficile dans la ville de Troyes ?

Je ne ressens pas de concurrence, car même si nous sommes tout deux des groupes de metal nous ne proposons pas le même style de musique, Disconnected propose un son plus moderne et plus catchy.
Je ne m’attarde pas à savoir qui fera mieux, c’est une perte de temps, je suis plus épanoui musicalement avec Disconnected, ce qui est normal car je peux enfin m’exprimer, extérioriser mes
émotions avec de la musique dans un style qui me fait vibrer !
C’est donc devenu logiquement ma priorité, je consacre tout mon temps à nos démarches et nos futurs projets avec le groupe et rien ne va nous arrêter en si bon chemin!
Je tiens à préciser cependant, que tant que je serais disponible pour faire de la date avec Melted Space je serais présent sur scène avec eux, ce sont toutes des personnes formidables et des amis.