2020-01-23 : DIMMU BORGIR – AMORPHIS – WOLVES IN THE THRONE ROOM

Une soirée éclectique proposant visitant l’univers black metal et metal. Pour ouvrir les hostilités, la tâche est laissée aux américains de Wolves In The Throne Room… Livrant une atmosphère black orientée ambiant, les musiciens évoluent sur scène relativement sombre. Les titres traversent des chemins planants, conduits par des lignes vocales growlées tournant parfois des chants plus mélodiques. Bien que la formation mène un show appliqué, cette musique méditative ne permet pas au public de communier avec le groupe. L’ensemble est assommant, tant musicalement qu’au niveau du jeu de lumières. Saluons la fosse ayant accordée son respect aux musiciens.

Interlude metal entre deux épisodes black. Pour ce faire, les finlandais d’Amorphis prennent position des lieux. Tout au long du set, le groupe visite sa discographie bien qu’il nous propose de débuter par deux titres de « Queen Of Time ». Cela n’empêche pas les musiciens de venir partager des morceaux du premier opus « Tales From The Thousand Lakes ». Entre guitares saturées, riffs imposants, chant hurlé, des ambiances plus mélodiques prennent la maitrise du propos par des orchestrations, des lignes vocales plus harmonieuses, par une attitude plus édulcorée. La formation s’apaise durant ces thèmes venant contrarier ces moments plus fugueux, plus intenses. Tout autant convaincant durant les phases intenses, le sextet semblent plus en roue libre sur les tendances légères. Nous boudons pas notre plaisir, le show a été appréciable. Il aurait demandé un peu plus de tonicité pour emmener la foule.

Je découvre sur scène Dimmu Borgir ce soir. Fidèle à sa coutume, le groupe arrive sur scène protégé par de grandes capuches, juché sur des promontoires, dans une ambiance embuée et assombrie. Un épisode éphémère car les musiciens se trouvent rapidement sous des lights parfaits, offrant des superbes plateaux. Au et fur à mesure que l’intensité augmente, c’est à dire avant le troisième titres, les capuches tombent, l’engagement est extrême, la communion prend forme. Les maitres de cérémonie attirent le public par le survol de 20 ans de discographie, de « Enthrone Darkness Triumphant » à »Eonian ». Les musiciens envoient des assauts robustes tout au long du set, posant une assise rythmique et riffs solides et inébranlables. Les norvégiens sont venus pour convaincre, ils sont décidés à mettre toute la salle à sa cause. Le partage s’organise pour se maintenir jusqu’à la fin du show. Le sextet a mis une excellente ambiance dans un Bataclan garni et rejoui.

 

Merci à Garmonbozia et A Jeter Prom pour l’accréditation.

 

WOLVES IN THE THRONE ROOM

 

AMORPHIS

 

 

DIMMU BORGIR