CHEMICAL SWEET KID

Julien nous en dit un peu plus sur CSK et « Fear Never Dies » :

01 / Peux tu nous en dire plus sur CSK ? Quelle est son origine, qui sont les membres du groupe ?

C’est un peu par hasard que j’ai monté ce projet. Au départ, j’étais DJ
techno/hardcore et je composais quelques morceaux dans ces styles. Mais
c’est en voyant un concert du groupe français TAMTRUM dans un bar dans
lequel je mixais et organisais des soirées régulièrement que m’est
véritablement venue l’envie de me diriger vers l’electro dark. En 2008, un DJ nantais, avec qui j’avais déjà joué, m’a demandé si je pouvais lui avoir une date dans ce lieu. C’est là que m’est venue l’idée de faire un live plutôt qu’un DJ set. Le groupe est alors né. La configuration était assez simpliste au commencement car j’étais seul derrière des machines et je criais des paroles dans un micro relié à une pédale de disto.
Aujourd’hui, le projet a bien évolué et se compose de Gautier au clavier et de Yann à la guitare.

02 / Quelles sont vos parcours respectifs ?

Pour ma part, j’ai passé mon adolescence à écouter du métal et, en approchant de la vingtaine, je me suis intéressé à la musique électronique. Je mixais en soirées techno, c’est d’ailleurs là que j’ai fait la connaissance de
Yann qui est lui aussi issu du milieu rave de la fin des années 90. Gautier, de
son côté, est plus orienté Synth Pop. Il gère également l’aspect vidéo dans le
groupe (Lyrics videos, vidéos projetées lors des concerts).

03 / Avec une approche industrielle, gothique, théâtrale… quelles sont
vos influences ? Comment définirais tu votre univers ?

L’univers du groupe est sombre et inquiétant. À la croisée des chemins entre Combichrist, Marilyn Manson et Rob Zombie.

04 / Ne crains tu pas par ces emprunts ou similitudes d'être assimilé à
une clone de nombreuses références ?

La frontière est mince entre influence et copie. Avec le temps, je m’efforce de ne pas tomber dans ce piège. Lors de la compo, il m’est déjà arrivé de
supprimer certaines parties qui me semblaient trop similaires à ce que
d’autres groupes pouvaient faire ou avaient déjà fait. Mais on a déjà pu me
dire que CSK avait un son particulier et reconnaissable, et c’est l’effet
recherché !

05 / Comment avez vous travaillé pour la composition de ce 5e album ?

J’ai composé Fear Never Dies seul en studio et j’ai ensuite envoyé les
morceaux à notre ex-guitariste Nico. La principale différence avec les autres albums est que les guitares ont été enregistrées à Hamburg par Chris Harms (Lord Of The Lost) Ce qui leur a donné une sonorité plus puissante.

06 / Quel est le fil conducteur de cet ouvrage ?

Comme l’évoque son titre, Fear Never Dies parle de la peur et des angoisses
que l’être humain peut ressentir, mais aussi de sa noirceur.

07 / Comment a-t-il été enregistré, qui a été en charge de la production ?

Mis à part les guitares qui on été enregistrées par Chris Harms, tout s’est
passé dans mon studio. Exceptés bien sûr les remixes d’Agonoize et
Nachtmahr et le featuring avec Marcus Engel du groupe Rabia Sorda.

08 / L’ouvrage est il présentable sur scène dans sa globalité ? Comment
CSK va s’organiser pour y inclure des compositions d’albums
précédents ?

On pourrait bien sûr jouer l’ensemble de l’album sur scène, mais pour être
franc, je n’en vois pas l’intérêt. Je préfère garder les morceaux les plus
punchy et y intégrer d’anciens morceaux que le public apprécie en live et
serait déçu de ne pas retrouver dans notre set.

09 / As tu envisagé un décor ou visuel particuliers pour explorer cet
album en live ?

Notre tournée devait commencer au mois de février en Allemagne avec
Project Pitchfork, groupe dont Rammstein faisait la première partie en 1995. Cette tournée a été décalée une première fois en mai pour raisons médicales et a de nouveau été repoussée, cette fois à l’année prochaine, pour les raisons sanitaires que l’on connaît. De nouveaux décors ainsi qu’une nouvelle scénographie sont donc déjà prêts et seront utilisés à chaque fois que la salle le permettra.

10 / Quelles sont les prévisions de CSK à l’issue du confinement ?

Ce confinement m’a permis de travailler sur quelques collaborations avec
d’autres artistes reconnus de la scène gothique mais aussi de composer bon
nombre de nouveaux morceaux. On va donc peaufiner tout ça et voir ce qu’il en ressort.