2019-02-02 : BUKOWSKI / HANGMAN’S CHAIR

  Une affiche aux atmosphères pesantes et épaisses. Les deux formations développent des univers tournées vers tonalités imposantes. Pour entrée en matière, Hangman’s Chair lance les premiers assauts à coups de riffs et de rythmiques lourdes, sans failles, mettant la salle de l’empreinte sous l’emprise de ces basses fréquences, ces lignes grasses et graves. Le quatuor sait se faire respecter par cette maitrise, par ce dynamisme qui se dégagent tout au long du set. Les musiciens ne sont pas réputés par une expression mouvementée mais sont connus par une prestation en osmose avec les tempi pachydermiques développés. Pourtant Julien (guitare) et Clément (basse) mettent grandement une certaine animation. A l’arrière, Medhi (batterie) malmène ses fûts pour maintenir une parfaite assise. En frontman accompli, Cédric (chant, guitare) s’évade de son attache imposée par son micro dès qu’il peut prendre un lead ou un chorus, venant à son tour accompagner les activités scéniques de ses compères. Dans une ambiance relativement sombre, en accord avec la musique proposée, les musiciens transmettent une excellent énergie à l’assistance, préparant la venue de Bukowski dans un rôle parfait.

Venant de fêter les vingt ans de leurs premiers pas discographiques, le quatuor a connu certains changements depuis ses débuts. Ayant assister au lancement de la tournée, il est intéressant de mesurer la progression et l’aisance conquises au fur et à mesure des dates écoulées. Comme pour la soirée proposée aux 18 marches, on peut regretter le manque de titres du dernier album du groupe, « Strangers », tout comme il aurait été agréable de partager un peu plus de morceaux avec la formation. Ne boudons pas notre plaisir, les Buko sont en grande forme et distribuent à nouveau des riffs et rythmiques directs et monstrueux. Clément met le feu autant dans ses évasions solitaires que dans son attitude. Le guitariste se blesse à l’index après le second titre, vernissant ses micros de guitare d’une couleur rouge. Il en faut plus au musicien pour se mettre à l’économie, ce dernier ne prend pas en considération cette incident et évolue comme à son habitude sur scène. En accord avec Julien, les deux membres tiennent les planches comme ils savent le pratiquer, comme on aime les voir s’exprimer. Mathieu démontre et confirme son aisance dans la communion avec le public, le frontman tient son rôle avec maitrise, sans failles. Timon frappe comme un bucheron sur ses fûts et cymbales, le train rythmique est intense et dense. Comme sur album, la musique proposé par Bukowski est riche en atmosphères, en variations de tonalités. Le quatuor a développé un set efficace et convaincant, le public présent a été pris dans le mouvement dès les premiers accords. Un Buko qui avance à grand pas se plaçant comme une référence dans le paysage rock français.

Une soirée organisée par l’Empreinte et Purple Sage PR.

HANGMAN’S CHAIR

      

BUKOWSKI