2019-10-04 : BRUTUS – BRUSQUE

La soirée libère une atmosphère lourde et pesante. Les basses résonnent, les univers profonds s’installent. Pour marquer les esprits et faire vrombir les planches, la salle reçoit les Parisiens de Brusque et les Belges de Brutus.

Les premiers assauts conduits par le duo francilien ne font pas dans la dentelle. Dans une formule minimaliste, dotée d’une batterie, d’une guitare et d’une voix, les compositions prennent position au sein de l’assistance pour marquer les esprits. Les morceaux transpirent une certaine puissance, une ambiance massive. Les lignes vocales sulfureuses viennent renforcées cet aspect imposant. Le format n’autorise aucune erreur, aucun à peu près. C’est avec une aisance assumée que les deux protagonistes distillent un ensemble prometteur et captivant. Brusque est une formidable découverte pour préparer la venue de Brutus.

Le trio a fait bonne impression lors de sa venue au Hellfest en juin dernier. Avec ses deux albums dans les bacs, cette formation commence à obtenir une certaine renommée. Les compositions proposées sur les supports audio sont dotées d’une basse ronronnante, de riffs prégnants et planants, de rythmique épique et groovy. Un ensemble musical épaulé par un chant opposant des lignes envoutantes et mélodiques à des passages agressifs et endiablés. Ces morceaux attirants et captivants sont pour l’occasion plus délicats à restituer tout au long de la soirée. La volonté est présente, l’envie de partager un moment privilégié est installé mais l’euphorie et la communion ne semblent pas prendre. Pourtant le trio envoie des titres connus et fédérateurs, pourtant la formation assure son set avec un certain professionnalisme mais le show ne décolle pas et reste sur une atmosphère monotone. Il y a parfois des lives plus compliqués que d’autres, plus difficiles à dégager une communion avec le public. Gardons en mémoire, cet épisode en terre Clissonnaise. Le groupe reviendra à n’en pas douter dans des meilleures dispositions.

 

Merci à l’empreinte pour l’accréditation.

 

 

 

BRUSQUE

 

BRUTUS