BALCKRAIN

Avant de parcourir l’interview avec MatH, profitez du clip « Hellfire » :

01 – Vous êtes sur un cycle d’édition d’un album tous les deux à trois ans, est ce simple de trouver l’inspiration ?

C’est un cycle plutôt long en comparaison de ce que les artistes pouvaient sortir par exemple dans les années 70. On aimerait au contraire que les disques sortent plus vite. Un titre comme « A call from the inside » a été composé il y a plus de 2 ans et demi et ne sort qu’aujourd’hui. Nous sommes déjà en train de penser au prochain album alors que celui-ci sort à peine. En réalité, ce qui empêche des sorties plus rapprochées, c’est surtout des raisons techniques, le temps d’enregistrement et de mixage et le fait de trouver un label qui nous suive. A chaque album, nous avons changé de label. Nous espérons que cette fois nous pourrons enchaîner deux album avec Steamhammer (SPV) (rires).

02 – Mélangeant de nombreuses orientations, tout en restant hard / glam, comment définiriez vous ce nouvel opus ?

Nous écoutons de nombreuses choses, principalement dans le métal,
évidemment dans ce qui s’est fait dans les années 80/90 mais aussi avant
et bien sûr après. Les influences sont toujours inconscientes. Mais il
nous semble que cet album est le plus compact et cohérent de nos albums.
En tout cas, on a essayé de ne pas trop nous disperser cette fois. Dire
si on y est arrivé, c’est au public de juger…

03 – Aviez vous une certaine pression lors des phases d’écritures, les morceaux ont ils été tous écrits pour cet album ?

Ce qui te mets sous pression, c’est la vie, certainement pas la musique.
C’est au contraire un espace de création et de liberté. On avait au moins 30 titres pour cet album. Il aurait pu partir dans de nombreuses directions mais il a fallu faire des choix pour obtenir justement la cohérence dont je t’ai parlé.

04 – Ce travail est il le fruit d’une collaboration ou d’un travail individuel ?

Swan, notre chanteur est celui qui compose majoritairement et qui centralise nos idées. Nous avons trouvé chacun un rôle dans le groupe et
chacun apporte sa pierre à l’édifice. La décision finale est prise en revanche ensemble, en discutant. Sur cet album, notre nouveau label nous a aidé aussi un peu sur le choix des titres, l’ordre des chansons, le choix des singles.

05 – Votre album est pris en charge par SPV, qu’est ce qui vous invite
à changer régulièrement de label ? N’est ce pas périlleux et audacieux ?

Comme je te le disais, nous préférerions rester avec un label. Cela simplifierait le travail. Mais le marché de la musique est tellement
fluctuant que ce n’est pas si simple. SPV a fait la meilleure offre cette fois. Espérons qu’ils seront assez contents de leur pari pour rester avec nous.

06 – Votre précédent opus vous a conduit en dehors à nouveau en dehors
de nos frontières, Blackrain a-t-il une fanbase plus importante à l’étranger ?

Oui, c’est certain. Un tiers de notre public se trouve sur le continent
américain par exemple. La particularité de cet album est qu’il va, pour
la première fois de notre histoire, sortir physiquement dans tous les
pays vendeurs de CD !!!!

07 – Quels sont vos retours, vos ressentis après le hellfest ?

On est heureux de l’avoir enfin fait et on aimerait déjà y retourner avec un show plus gros. C’était notre meilleur concert et certainement un de nos meilleurs souvenirs.

08 – Quels sont les prochaines actualités live du groupe ?

Nous allons tourner en Europe en octobre/novembre en Europe avec nos
potes de Kissin Dynamite. Puis nous enchaînerons des concerts en tête
d’affiche, en France. Nous préparons aussi les festivals pour l’été prochain.

09 – Allez vous engager une tournée européenne, en support ou non d’un
> groupe ?
>
Nous supportons Kissin Dynamite car ce sont des potes mais aussi car
nous avons la possibilité d’être rémunérés un peu. Le problème des tour
support c’est qu’il faut bien trop souvent tout payer voire donner de
l’argent au groupe avec lequel on tourne. Nous avons toujours refusé
cette politique.

10 – La formation a souffert de nombreux détracteurs, comment vivez
vous à présent ces propos, ces attitudes ?

Nous nous sentons bien au contraire soutenus par une base de fans très
fidèles. Il y a toujours des trolls. C’est la règle du jeu quoi que tu fasses. Mais on ne s’est jamais trop attardé sur ce qu’ils pouvaient dire. Il n’y a que les critiques des gens qui t’aiment que tu prends en compte. Celle-là, tu les écoutes.

11 – Tout ce buzz vous a-t-il frustré, agacé ? L’envie des déposer les
instruments a-t-elle été envisagée lors de cette période délicate ?

Nous avons au contraire l’impression de ne jamais avoir fait le buzz.
Nous trouvons toujours qu’on ne parle pas assez de notre musique. Quand
on crée quelque chose, on espère vraiment que tout le monde l’écoute. Et
puis les compteurs YouTube te ramène à la réalité…

12 – Pour clore cet échange, quels arguments utiliseriez vous pour
convaincre vos réfractaires ?

La musique est le seul argument valable. Si tu aimes ce qu’on compose,
c’est super, sinon il y a vraiment assez de groupes aujourd’hui pour ne
pas te préoccuper de BlackRain.