2019-02-09 : AVERSIONS CROWN / PSYCROPTIC / WITHIN DESTRUCTION / HADAL MAW / HOLLOW WORLD

  Seconde soirée dédiée aux décibels et aux metal imposant. Pour ce dernier chapitre, l’Australie est à l’honneur avec quatre groupes présents contre un provenant de Slovénie.

Comme de coutume avec une affiche conséquente, la salle démarre les prestations dès 18h00 avec une assistance peu consistante. Malgré cet handicap, Hollow World assure un set dynamique et sérieux sans état d’âme. Il est vrai qu’il doit falloir une certaine volonté pour se mettre en oeuvre devant un parterre quasiment vide. Pourtant la formation ne s’économise pas et envoie des compositions propres, dotées d’une certaine technicité. Le set est court, intense, demandant d’être revu dans des conditions plus longues.

 

Hadal Maw évolue aussi sur une scène restreinte, ce qui n’enlève en rien le dynamisme et le coté théâtral développé par son frontman, Sam Dillon. Evoluant dans un registre metal soutenu et technique, le vocaliste semble être l’héritier de meneur de troupe tel que Iggy Pop… L’hurleur australien s’exprime autant par la voix que par son attitude ou sa gestuelle du visage. Parfois inquiétant, parfois émouvant, Sam Dillon s’engage dans une relation mouvementée tout au long du set. Plus en retrait ses compères assurent le mouvement avec une belle tenue, que les atmosphères soient intenses et épaisses ou plus techniques et progressives. Une formation que l’on aurait aimer voir plus haut dans l’affiche.

 

Plus délicat en terme d’ambiances, les slovènes de Within Destruction prennent possession de la scène. Le groupe ne brille pas par sa tenue et son élégance. Evoluant dans un univers metal teinté de rap et mouvement de ce type, les membres du groupe ont plus une allure de rappeurs que de metalleux. Certes l’habit ne fait pas le moine, mais la musique ne résonne pas vraiment. Il y a du groove, des rythmiques percutantes, des riffs accrocheurs mais les lignes vocales sont délicates et douloureuses. Ressemblant plus à l’égorgement d’un animal, ces parties vocales sont insoutenables. Le quatuor fait vibrer une partie de l’assistance par sa percussion mais n’emballe pas l’assistance.

 

Revenons à un mouvement plus robuste et plus technique. Psycroptic sait remettre les pendules à l’heure dès les premières notes. Le groupe mené par Jason Peppiatt (chant) envoie des assauts directs, atteignant la cible à chaque détonation. Le vocaliste est énergique, rageur pour le bien de nos oreilles et de nos yeux. Les trois musiciens qui l’accompagnent dans cette aventure abattent un travail solide et respectable. Les compositions respectent les versions albums, prolongeant leurs ambiances attirantes et captivantes. Sans livrer d’extravagances ou d’artifices inutiles, la quatuor présente peut-être la meilleur prestation de la soirée.

 

Le dernier épisode de la soirée est opéré par Aversions Crown. Le quintette surfe sur la lancée engagée par Psycroptic. L’assistance est dans l’ambiance, il est donc simple de maintenir le cap. La formation déroule un set riche en engagement, intense dans la prestation réalisée par ses membres. Le metal envoyé est pesant, percutant, livrant une maitrise confirmée. Les membres sont en place et en parfaite osmose. La prestation est sans bavures, sans fioritures, ne connaissant pas l’économie. Le public présent en nombre depuis une bonne partie de la soirée continu sa communion, avec Aversions Crown cette fois. Répondant aux sollicitations diverses, la fosse répond aux circle pits ou walls of death demandés. Les titres déroulent sans temps morts sur un rythme effréné. Seule ombre durant cette prestation, le départ du groupe alors que le public demandait un dernier morceau. Convenons tout de même que la prestation méritait le détour.

 

Une soirée organisée par l’Empreinte.

 

HOLLOW WORLD

 

HADAL MAW

 

 

WITHIN DESTRUCTION

 

PSYCROPTIC

 

AVERSIONS CROWN