2018-12-15 : AUDREY HORNE / THE NEW ROSES / STRAY TRAIN

 Malgré le climat actuel, froid, pluie & politique, l’empreinte affichait presque complet ce Samedi 15 Décembre, avec 3 groupes à l’affiche, tout d’abord les Slovéniens de ‘Stray Train’, puis les Allemands de ‘The New Roses’ et enfin les Norvégiens de ‘Audrey Horne’

Pas encore très connu dans l’hexagone, c’est au groupe « Stray Train » (formé en 2015, avec déjà 2 albums à leur actif) de Slovénie composé de : Luka Lamut au chant, Niko Jug à la basse, Viktor Ivanović  à la batterie, Jure Golobič & Boban Milunović aux guitares, que revient l’honneur d’ouvrir la soirée.
Ce groupe délivre un hard-rock qui sonne old-school californien, la voix du chanteur est intéressante par sa couleur/chaleur, par contre il manque une certaines cohésions scéniques, mis a part le chanteur qui arpente la scène, les autres musikos restent assez statique, surtout Boban Milunović le guitariste barbue qui ne bougera pas d’un  poil (de barbe) de l’extrémité droite de la scène. C’est un peu dommage, je pense qu’ils devraient se lâcher un peu plus sur scène, on dirait qu’ils ont peur de se mettre en avant ? manque d’assurance ? car musicalement ils délivrent des riffs & une section rythmique efficace, même si parfois on peux avoir une impression de déjà entendus, il faudrait je pense que ce groupe arrive à se forger une veritable identité sonore, leur style que l’on pourrait identifier des la première note. Le public de l’empreinte aura été moyennement réceptif à leur prestation d’une 30taines de minutes, c’est pas toujours évident de chauffer le public, surtout que la salle était encore éparse, et que visiblement ils n’ont pas l’air d’avoir une fan-base sur qui compter, beaucoup de personnes autour de moi, se poser la question « euh c’est qui ce groupe ? ils viennent d’où »…  je leur souhaite un jour de connaitre la reconnaissance du public français… et certains pourront dire « ah oui… j’y étaient ils avaient ouvert à l’empreinte, et joué devant 50 personnes ».  C’est en forgeant que l’on deviens forgeron.

Set-list : Electrified, Greencard paradise, My baby’s ride, Heading for the sun, Days gone, Wanderman, Blues from hell, House of cards, Give it away

Après un rapide changement de plateau, c’est au tour de mon coup de cœur rencontré en  Septembre au ‘Mennecy Metal Festival’ de monter sur scène, les allemands de « The New Roses », rencontré l’après-midi même après le soundcheck c’est toujours un plaisir de taper la discut’ avec  Timmy, Norman, Hardy & Urban, ils étaient encore sur leur petit nuage que KISS leur ait proposé de partir faire une croisière dans les eaux des caraïbes pour le « Kiss Kruise VIII » et donner 2 shows sur le paquebot.
En l’espace de 10 ans, avec seulement 1 EP et 3 albums sur leur CV, et un passage au Hellfest en 2017, « The New Roses » est incontestablement le groupe qui monte en puissance, et sur lequel il faudra certainement compter dans le court terme. Il faut dire, que le titre « Without a Trace » utilisé pour la série « Sons Of Anarchy » a participé à leur reconnaissance auprès du grand public.
On ressent une grande influence pour Slash, dans le sang de Norman le guitariste, tant dans son jeux, que dans les multiples poses, un véritable frontman-showman & serial poseur… il suffit de le regarder, et il viens poser pour la photo (plutôt sympa), Hardy apporte un coté plus punk avec sa basse, son attitude (un peu à la Duff McKagan), son look, quand à Timmy, c’est le play-boy du groupe, le charismatique chanteur/guitariste, et ils peuvent compter sur Urban, pour sa frappe chirurgicale & puissante, un veritable métronome.
Et c’est partis pour une 40taine de minute de show, de nous entrainer dans leur univers plutôt très  rock, parfois plus heavy, mais ils alternent les énergies, les tempos, au grés des chansons, en restant  basique, ne gardant que l’essentiel, des riffs, une rythmique entrainante, des refrains facile à retenir, et bien sur la ‘signature vocale’ inimitable de Timmy, une sorte de voix saturée, éraillée. Mais  surtout ils ont su rester simple & humble, ils n’ont certes pas révolutionner le Rock, mais ce qu’ils font, ils le font avec grand plaisir avec leur cœurs, et ca se ressent sur scène, cela se voir sur leurs visages,  leurs cohésions, leur complicités, regards…. La salle à vraiment adoré leur show, ca bougeait  bien dans le pit, Timmy communique beaucoup avec son auditoire, explique les refrains, et la magie opère avec le public, la foule reprends en chœur ces derniers.  Ils auront finalement délivrer un set très énergique, sans temps mort.

Set-list : Every Wild heart, Forever never comes, Dancin’ on a razor blade, For a while, It’s a long way, Life ain’t easy (for a boy with a long hair), One more for the road, Thirsty

Pour succéder à la Slovénie, l’Allemagne, c’est au tour de la Norvège d’être représentée sur scène, avec  ‘Audrey Horne’ pour la petite histoire le nom du groupe viens d’un personnage de la série « Twin Peaks ».
Le quintet  est composé de Toschie au chant,  Espen Lien à la basse , Ice Dale & Thomas Tofthagen aux guitares et enfin Kjetil Greve aux drums.
Première surprise sur scène, première réaction en voyant le chanteur Toschie … ‘oh mon dieu, le sosie de Franck Carter’ (ceux qui été au Download 2018 comprendront) … Toschie est peux être un peu moins tatoué, pas en short de boxe, mais plutôt bien habillé, mais exactement le même regard, un regard pénétrant dans les yeux de son public, il fixera plusieurs fois individuellement les personnes des premiers rangs, la même gestuelle, les même gimmick (faire semblant de se pendre avec le câble du micro),  bref un chanteur complètement déjanté, qui parfois frôle l’hystérie, qui assure sur scène…  et qui n’hésite pas non plus à sauter dans la fosse à plusieurs reprises, pour aller chanter entouré de ses fans complètement ébahis.
Des les premières notes de « This is War », je me dis ‘tiens on dirais du Maiden’ et j’aperçois le bassiste ‘Espen Lien’ armé d’une fender aux couleurs de « West Ham United »… tiens donc…  j’extrapole peux être, mais je pense que Espen dois vénérer Steve Harris, et cela s’entend vachement dans le son de sa basse…  dans ses lignes de basse.
Enfin le tandem infernal ‘Ice Dale’ et ‘Thomas Tofthagen’  qui auraient très bien pu Intégrer Helloween, ou Scorpions de part leur poses  & leur styles, battles de guitares façon Hansen & Weikath,  et on écarte bien les jambes comme sait le faire Rudolf Schenker, ou alors on tiens bien droit et très haut la guitare façon Mathias Jabs, ces 2 guitaristes Ice & Thomas vont nous délivrer des majestueux solos, ces 2 gratteux sont très complémentaires, n’hésitant pas eux aussi tout comme Toschie à descendre dans l’arène pour jouer au milieu du public à plusieurs reprises, au moins ‘Audrey Horne’ aura jouer la carte de proximité avec son public (merci le HF).  Seul Kjetil caché derrière son kit ne peux faire le show 🙁
Tout comme Timmy l’avait fait, Toschie veux que les gens chantent sur « Waiting for the Night », pas de soucis, on va faire un karaoké géant tous ensemble…. Are you ready… one, two, three, et c’est toute l’Empreinte qui a donnée de la voix sur l’avant dernière chanson,  et c’est malheureusement sans grande surprise sur ‘Straight into your grave’ que le groupe tirera sa révérence dans un ultime pogo dans le pit,  dans une salle complètement retournée, le thermomètre flirtait peux être avec le zéro à l’extérieur, mais c’était une fournaise dans la salle, un public en sueur mais visiblement très heureux.

Set-list :  This is war, Audrevolution, Blackout, Youngblood, Pretty little sunshine, Out of the city, Midnight man, Light your way, Rose Alley, Naysayer, Blaze of ashes, Redemption blues, Waiting for the night,  Straight into your grave.

Une soirée organisée par l’Empreinte.

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