2020-02-28 : ANVIL – HARSH

Il n’est pas facile de venir se positionner en amont des canadiens de ANVIL. Cette tâche est confiée à HARSH, formation parisienne oeuvrant dans un univers glam – hard rock. Le quartette ne fait pas dans le discret et investit les planches dans des tenues rappelant les groupes glam des 80’s ou la nouvelle icône nommée Steel Panther. C’est donc avec des spandex et tenue léopard, que l’on peut visualiser une prestation riche en intensité. Certes, on retrouve des gimmicks usités, les compositions sont proches de tonalités connues… mais il convient d’admettre que tout ceci est parfaitement mené et exécuté. On a plaisir à découvrir un groupe haut en couleurs honorant un metal ayant bercé nombreux metalleux de l’assistance.

Attachant, hilarant, et surtout maitrisant son sujet, le trio décide comme de coutume de jouer avec une grande note de fun. Lips vient à la rencontre du public dès le premier morceau. Au milieu de la foule, le guitariste-chanteur anime l’Empreinte sans tarder. En fond de scène, Robb Reiner malmène son kit et maintient une assise solide. Son compère du rythme, Chris Robertson, consolide cette ossature. Comme son frontman, la bassiste ne tient pas en place, livrant une prestation particulière. Entre comique habité, ingénieux déluré… le musicien est en accord parfait avec Lips. Sans prises de têtes, sans complexes, le deux membres assurent une atmosphère festive, un univers propre à Anvil. Dans cette ambiance, le trio livre une performance musicale carré et maitrisée. Tout est en place, rien n’est fait dans l’à peu près. Sans paraitre calculé, le show défile avec une certaine intensité, une note d’improvisation, une attitude simple et efficace. Anvil est bien de retour depuis quelques années, s’inscrivant parmi les valeurs sures du rock contemporain.

 

Merci à l’Empreinte pour l’accréditation.

 

HARSH

 

ANVIL