2018-03-30 : SHAKA PONK / ALB

Shaka Ponk joue ce soir en terre Champenoise, plus exactement à Epernay. Le Millésium se trouve bien garni en l’occasion. L’assistance va devoir patienter au son de la pop électro de Alb avant le venue du célébre Monkey. Le duo joue lui aussi presque à domicile en ce vendredi. Difficile de maintenir une assistance attentionnée durant le set livré par les deux musiciens. Pourtant grasse au charisme de Clément Daquin, maitre à penser au sein du projet. Il faut dire que le musicien, touche-à-tout, assure le spectacle avec brio. Il passe de la guitare, aux claviers, à l’orgue sans vous laisser souffler, profitant de votre inconscience pour distiller ses vocalises. Souvent calé derrière ses machines, il ne peut guère venir sur le devant scène, Clément Daquin le fera à une occasion, mais il s’agite sans retenue dans sa zone de « confort ». Son batteur sait lui aussi faire preuve de polyvalence, partageant ses futs avec un claviers ou autres instruments à rythmes. Ils savent animer la salle, ils savent tenir le public en haleine avec quelques notes d’humour bien placées, avec une certaine participation du public.

 

Inutile de vous dire que le show de Shaka Ponk va être sur les chapeaux de roues du début jusqu’à la fin du set. Que ce soit dans le public ou sur les planches, en communion parfaite, l’agitation est partout. Il faut reconnaitre que Frah et Samaha Sam n’ont pas besoin d’un long échauffement pour entrer en matière. Dès le deuxième morceau, le frontman est aux barrières afin de toucher la foule. Ces échanges se feront régulièrement allant chanter dans les gradins, retournant vers la scène en traversant la fosse, slammant dans la foule… Frah adore le contacte et il le fait savoir. Le public est aux anges. De son coté, Samaha Sam tient la scène pour son compère en son absence. Le duo sait aussi se faire attendrissant par des tableaux émouvants, dégageant une certaine complicité. Le set a beau être calculé, répété, l’ensemble parait naturel, laissant une certaine fougue et insouciance. Comme de coutume tous les regards sont fixés sur les deux vocalistes, mais aussi sur les merveilleux écrans vidéos en fond de scène. Ces derniers diffusent des séquences mettant en action le célèbre Monkey du groupe, donnant dans des effets plus que réalistes. Les titres proposés parcourent le dernier album de la formation mais revient vers les standards du groupe. Shaka Ponk fait une incursion vers le grunge avec la reprise parfaitement menée de Nirvana « Smells Like Teen Spirit ». Pour cet instant, Frah se pose en milieu de fosse, renforçant le coté émotionnel de cette cover. Ne reniant pas ces idoles, le s musiciens organisent une large battle mettant en scène des figures du rock décédées , telles que David Bowie, Prince, Lemmy, Kurt Cobain… pour une rixe musicale. Bien qu’ils soient mis en retrait pour la bonne cause, les fidèles accompagnant le duo vocal assurent le job de belle manière. Que l’on parle claviers, guitare, basse ou batterie, les instruments savent répondre et s’exprimer aux ordres des musiciens qui les manient. Il n’y a rien à jeter sur un show de cette dimension, de cette intensité. Le duo sait entrer en communion avec l’assistance, le public est conquis et à la cause du groupe. L’alchimie fonctionne à merveille. Lorsque le groupe quitte la scène après quatre reprise dont un final explosif, l’ensemble du Millésium dégage un certain plaisir, celui d’avoir assisté à un grand concert. Un concert de Shaka Ponk.

Le groupe a annoncé un retour dans une salle parisienne plus intimiste en novembre, ne passez pas à coté, vous risquerez de le regretter…

Une soirée organisée par Zouave Spectacles.

 

ALB

SHAKA PONK