2018-03-23 : DAGOBA / PYOGENESIS

En ouverture de Dagoba, nous faisons la découverte de formation allemande nommée Pyogenesis. Le quartette ne se sent pas intimidé par l’assistance venue essentiellement pour nos frenchies. C’est donc dans une ambiance survoltée, menée par son charismatique vocaliste – guitariste, Flo von Schwarz, que le groupe délivre un set fortement agité. Le frontman ne recule devant aucune expression décalée, excessive… Sans être insolent et déplacé, le musicien sait faire le spectacle avec beaucoup de naturel, sans surjoué l’instant présent. Ses compères sont un peu plus en retrait mais ne font pas non plus dans l’économie. Musicalement, les titres proposés oscillent entre punk rock celtique, metal alternatif. Les morceaux sont attirants, accessibles et participent à la bonne ambiance du show. Une belle mise en bouche…

 

Point d’attente pour se mettre dans l’ambiance. Dagoba ne se fait pas supplier pour mettre le feu aux poudres dès les premières notes. Le quartette lance les obus et engage ses assauts sans temps morts, sans répits. Que ce soit d’un coté comme de l’autre de la scène, sur le front comme en arrière des planches, les musiciens sont aux taquets, débordent d’énergies mais aussi de fun. Il est rare de tomber sur un mauvais soir avec Dagoba. Expérimentée, la formation connait le job sur le bout des doigts, l’exprime sans failles, tout en y mettant une certaine dose de fougue, d’insouciance. Tout est pourtant réglé, mais il reste une part appréciable de liberté, d’instants non contrôlés qui donnent à  ce set toute sa saveur, toute sa grandeur. Les musiciens viennent aux bords de scène pour entrer en contact avec l’assistance, pour parfaire la communion avec le public. Ca bastonne sévère tout au long du show, ça dégaine des standards et des extraits du dernier album. L’ensemble est homogène, chaque génération de titres se mélange avec aisance. La formation tient le cap, maintient le front tout au long de sa présence en scène. Sans faiblir, sans venir faire de la figuration, Dagoba essore l’empreinte durant son campement sur les planches. Comme à son habitude, Shawter sollicite l’assistance pour un wall of death, un cercle pit… pour une atmosphère en fosse déjantée. Arrivé depuis peu de temps, Richard « Ritch » De Mello, gardien du temple des riffs et soli assure son rôle de fort belle manière, laissant un plaisir non dissimulé de partager les armes avec les trois aux autres guerriers. Il y avait de l’intensité et de la densité, un Dagoba en grande forme qui ne fallait pas manqué.

Une soirée organisée par Rage Tour et l’Empreinte.

 

PYOGENESIS

 

DAGOBA