2018-03-21 : PRETTY MAIDS / PINK CREAM 69

L’affiche annonce complet depuis plusieurs semaines, la file d’attente est consistante devant la salle avant l’ouverture. Bien que les groupes aient connu leurs heures de gloires dans les années 80, la foule est plutôt hétérogène. Comme quoi, les pionniers du heavy metal européen intéressent encore tous les amateurs du genre.

Les allemands de Pink Cream 69 débutent les premières hostilités de la soirée. Par un positionnement de la batterie au milieu de l’espace scénique, calée entre celle de Pretty Maids et le front de scène, seul David Readman (chant) est en mesure de basculer d’un coté à l’autre des planches. Limitant l’homogénéité de la prestation, les musiciens ne peuvent pas se rejoindre, les obligeants à s’exprimer dans un contexte solitaire. Ces prestations isolées ne connaissent pas l’économie, ne masquent pas l’énergie et l’intensité que la formation est en mesure de diffuser sur un espace plus adapté. Musicalement, David Readman et ses compères visitent la discogrpahie du groupe, ne mettant pas une époque de coté. Le vocaliste est en mesure de reprendre les premiers titres sans failles, de venir dans les hauteurs sont difficultés. Rien ne fait état d’une certaine ancienneté dans le choix des morceaux. Homogènes et compacts, les titres s’assemblent sans faire montre des écarts du temps. Il est dommage que Pink Cream 69 n’ait pu prendre possession d’un espace total, car sans renier sur l’économie, ses membres assurent un set avec une certaine constance dans l’engagement, avec un sens maitrisé du spectacle. Une restriction qui malgré tout à eu de quoi chiper la vedette à la tête d’affiche de la soirée.

Il faut admettre que les danois sont un peu à la peine. Ken Hammer (guitare) montre des signes de faiblesse et se plaint toute la soirée de douleurs à la jambe. Ronnie Atkins (chant) quant à lui accuse les années. Sa voix ne sait plus se faire aussi intense, ne vient plus dans les aigus comme à la première heure. On ressent ces difficultés rencontrées par le frontman. Notre attention est bien plus orientée vers les fougueux Rene Shades (basse) et Chris Laney (claviers, guitare). Les deux musiciens prennent la mesure du show et font le spectacle pour la soirée. Les deux proposent un set dynamique, agité, donnant beaucoup d’intensité dans leurs expressions scéniques. Derrière, Allan Sørensen (batterie) abat un travail de sape tout au long des morceaux. Sans être ultra spectaculaire, le batteur envoie des parpaings sans demi-mesure. Comme son prédécesseur, Pretty Maids parcourt la globalité de sa discographie, venant interpréter des titres des premiers albums. Le public venu en masse apprécie chaque composition à sa juste valeur, sachant épauler le groupe si nécessaire. L’ensemble est convaincant, il se dégage des beaux et bons instants. Il est agréable de voir le groupe dans un cadre aussi intimiste que l’Empreinte. Les musiciens semblent aussi être ravis de parcourir autant de dates sur notre hexagone, car chacun transpire un certain plaisir tout au long du set. Même si certains montrent des signes de fatigues, ne boudons pas notre plaisir Pretty Maids à de quoi encore actuellement mettre la pige à de nombreuses formations plus jeunes ou de  même générations.

Une soirée organisée par K Productions et l’Empreinte.

 

PINK CREAM 69

 

PRETTY MAIDS